{"id":2177,"date":"2025-04-06T09:58:43","date_gmt":"2025-04-06T07:58:43","guid":{"rendered":"https:\/\/plantvoice.farm\/ravageurs-des-plantes-fruitieres-et-des-cultures-agricoles\/"},"modified":"2025-04-06T09:58:43","modified_gmt":"2025-04-06T07:58:43","slug":"ravageurs-des-plantes-fruitieres-et-des-cultures-agricoles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/ravageurs-des-plantes-fruitieres-et-des-cultures-agricoles\/","title":{"rendered":"Ravageurs des plantes fruiti\u00e8res et des cultures agricoles."},"content":{"rendered":"<p>Les <strong>plantes fruiti\u00e8res et les cultures agricoles<\/strong> peuvent \u00eatre attaqu\u00e9es par divers ravageurs, c&rsquo;est-\u00e0-dire des organismes qui exploitent leurs ressources au d\u00e9triment de la sant\u00e9 et de la productivit\u00e9 et qui g\u00e9n\u00e8rent des maladies du tronc des plantes <strong>fruiti\u00e8res<\/strong>. <a href=\"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/maladies-du-tronc-des-arbres-fruitiers\/\"><strong>maladies du tronc des plantes fruiti\u00e8res.<\/strong> <\/a>En Italie et dans la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, le climat doux favorise la pr\u00e9sence de nombreux ravageurs, des petits insectes suceurs de s\u00e8ve aux chenilles d\u00e9foliatrices, des acariens microscopiques aux n\u00e9matodes du sol. Ces organismes peuvent causer d&rsquo;importants d\u00e9g\u00e2ts dans les vergers et les champs de culture, compromettant la qualit\u00e9 et la quantit\u00e9 des r\u00e9coltes. Il est essentiel de conna\u00eetre les principaux ravageurs, leur cycle de vie et les sympt\u00f4mes des infestations pour pouvoir les combattre efficacement. Dans ce guide, r\u00e9dig\u00e9 dans une optique technique et professionnelle, nous analyserons les cat\u00e9gories de ravageurs les plus courantes, leur <strong>cycle biologique<\/strong>, les <strong>dommages qu<\/strong> &lsquo;ils causent, les <strong>strat\u00e9gies de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le - y compris les<\/strong> <a href=\"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/\">solutions innovantes de surveillance des plantes telles que PlantVoice - pour finalement<\/a> fournir des conseils pratiques pour une gestion durable des ravageurs dans l&rsquo;agriculture professionnelle et amateur.     <!--more--><\/p>\n<h2><strong>Classification des principaux ravageurs des cultures<\/strong><\/h2>\n<p>D&rsquo;un point de vue scientifique, les parasites des plantes appartiennent \u00e0 diff\u00e9rents groupes zoologiques.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1240\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/parassiti-piante-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/parassiti-piante-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/parassiti-piante-300x200.jpg 300w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/parassiti-piante.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Nous pouvons les diviser en quelques <strong>cat\u00e9gories principales<\/strong>:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Insectes phytophages :<\/strong> Ce sont les animaux les plus nombreux \u00e0 nuire aux plantes cultiv\u00e9es. Ils appartiennent \u00e0 diff\u00e9rents ordres :\n<ul>\n<li><em>Rhynchnotes (ordre des h\u00e9mipt\u00e8res)<\/em>: comprennent les pucerons, les cochenilles, les psylles, les aleurodid\u00e9s (mouches blanches) et les punaises. Ces insectes sont en grande partie des <strong>suceurs de s\u00e8ve<\/strong>; ils poss\u00e8dent des pi\u00e8ces buccales piqueuses-suceuses avec lesquelles ils percent les tissus v\u00e9g\u00e9taux (feuilles, jeunes pousses, fruits) pour se nourrir de la s\u00e8ve. Exemples : les <strong>pucerons<\/strong> (comme <em>Aphis pomi<\/em> sur les pommiers ou <em>Myzus persicae<\/em> sur les p\u00eachers) et les <strong>cochenilles<\/strong> (comme <em>Saissetia oleae<\/em> sur les agrumes et les oliviers, ou la cochenille du peuplier <em>Planococcus citri<\/em>). Les <strong>insectes font<\/strong> \u00e9galement partie de ce groupe : par exemple, la <em>punaise asiatique<\/em> (Halyomorpha halys) est une rincote envahissante qui cause de graves probl\u00e8mes aux vergers italiens.    <\/li>\n<li><em>L\u00e9pidopt\u00e8res<\/em>: papillons et surtout <strong>papillons de nuit et carpocapses<\/strong>, dont les stades larvaires (chenilles) s&rsquo;attaquent aux feuilles, aux fruits ou au bois. Des exemples typiques sont la pyrale <strong>de la pomme<\/strong><em>(Cydia pomonella<\/em>), la <strong>pyrale du p\u00eacher<\/strong><em>(Grapholita molesta<\/em>), la <strong>pyrale de la tomate<\/strong><em>(Tuta absoluta<\/em>) et la <strong>pyrale de la vigne<\/strong><em>(Lobesia botrana<\/em>). Ces insectes sont souvent des carpophages ou des mineuses : les larves creusent des galeries dans les fruits ou les feuilles.    <\/li>\n<li>Les <em>col\u00e9opt\u00e8res<\/em>: comprennent les <strong>scarab\u00e9es et les<\/strong> <strong>col\u00e9opt\u00e8res<\/strong> v\u00e9g\u00e9taux. Un exemple typique est le <strong>doriphore de la pomme de terre<\/strong><em>(Leptinotarsa decemlineata<\/em>), un col\u00e9opt\u00e8re ray\u00e9 jaune et noir qui d\u00e9folie les pommes de terre et d&rsquo;autres Solanac\u00e9es. D&rsquo;autres col\u00e9opt\u00e8res nuisibles sont l&rsquo;<strong>otiorhynque<\/strong> (Otiorhynchus spp.), qui ronge les feuilles des plantes fruiti\u00e8res et ornementales, et le <strong>charan\u00e7on rouge du palmier<\/strong><em>(Rhynchophorus ferrugineus<\/em>), qui s&rsquo;attaque aux palmiers ornementaux (bien que ce dernier n&rsquo;affecte pas les plantes fruiti\u00e8res traditionnelles, c&rsquo;est un exemple de col\u00e9opt\u00e8re phytophage pertinent dans la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne).    <\/li>\n<li><em>Dipt\u00e8res<\/em>: mouches et moucherons phytophages. La plus connue est la mouche <strong>m\u00e9diterran\u00e9enne des fruits<\/strong><em>(Ceratitis capitata<\/em>), une petite mouche qui pond ses \u0153ufs dans les fruits m\u00fbrs de nombreuses esp\u00e8ces (p\u00eache, agrumes, figue, poire, abricot, etc.). D&rsquo;autres dipt\u00e8res nuisibles sont la <strong>mouche de l&rsquo;olive<\/strong><em>(Bactrocera oleae<\/em>), sp\u00e9cialis\u00e9e dans les olives, et la <strong>mouche de la cerise<\/strong><em>(Rhagoletis cerasi<\/em>). Certains moucherons comme <em>Drosophila suzukii<\/em> (petite mouche des fruits) causent \u00e9galement des d\u00e9g\u00e2ts sur les baies et les cerises.     <\/li>\n<li><strong>Thysanopt\u00e8res : thrips<\/strong>, minuscules insectes allong\u00e9s tels que <em>Frankliniella occidentalis<\/em>, qui piquent les fleurs et les feuilles (par exemple, sur les l\u00e9gumes et les arbres fruitiers), provoquant des d\u00e9formations et pouvant transmettre des viroses aux plantes horticoles.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Les <strong>acariens phytophages :<\/strong> commun\u00e9ment appel\u00e9s \u00ab\u00a0t\u00e9tranyques\u00a0\u00bb, sont des <strong>arachnides microscopiques<\/strong> (ce ne sont pas des insectes) qui infestent les feuilles et les fruits. Le plus <strong>courant est le t\u00e9tranyque rouge<\/strong><em>(Tetranychus urticae<\/em>), un acarien polyphage qui s&rsquo;attaque aux l\u00e9gumes, aux plantes fruiti\u00e8res (pommier, vigne, agrumes, fraisier, etc.) et aux plantes ornementales. Il existe \u00e9galement des acariens sp\u00e9cifiques, comme l&rsquo;<strong>araign\u00e9e rouge<\/strong> <strong>du<\/strong> <strong>pommier<\/strong><em>(Panonychus ulmi<\/em>) ou les <strong>acariens \u00e9riophages<\/strong> qui provoquent des galles et des d\u00e9formations (par exemple, <em>Colomerus vitis<\/em> sur la vigne). Les acariens phytophages sont tr\u00e8s petits (0,2-0,5 mm), souvent de couleur rouge\u00e2tre ou jaun\u00e2tre, et vivent en colonies sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, tissant de fines toiles protectrices.     <\/li>\n<li><strong>N\u00e9matodes phytoparasites :<\/strong> ce sont des <strong>vers ronds<\/strong> <strong>microscopiques<\/strong> du sol, souvent invisibles \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu (quelques millim\u00e8tres de long). Ils s&rsquo;attaquent au syst\u00e8me racinaire des cultures, provoquant leur pourrissement et une mauvaise croissance. Les <strong>n\u00e9matodes \u00e0 galles<\/strong> (genre <em>Meloidogyne<\/em>) provoquent des galles et des n\u0153uds sur les racines des l\u00e9gumes (tomates, courgettes, etc.) et des jeunes arbres fruitiers, entravant l&rsquo;absorption de l&rsquo;eau et des nutriments. D&rsquo;autres n\u00e9matodes comme <em>Pratylenchus<\/em> (l\u00e9sion des racines) ou <em>Heterodera<\/em> (n\u00e9matodes \u00e0 kystes) affectent les c\u00e9r\u00e9ales et d&rsquo;autres cultures agricoles, provoquant des jaunissements et des baisses de rendement.    <\/li>\n<li><strong>Autres animaux nuisibles :<\/strong> bien que les insectes, les acariens et les n\u00e9matodes soient les principaux, il ne faut pas oublier d&rsquo;autres organismes qui peuvent nuire aux plantes cultiv\u00e9es. Il s&rsquo;agit notamment des <strong>mollusques gast\u00e9ropodes<\/strong> (escargots et limaces) qui rongent les feuilles et les fruits en contact avec le sol, surtout en horticulture ; de certains <strong>rongeurs<\/strong> comme les campagnols et les mulots, qui rongent les racines ou l&rsquo;\u00e9corce des jeunes arbres ; et m\u00eame de certains <strong>oiseaux<\/strong> frugivores ou chauves-souris qui peuvent se nourrir de fruits (ce ne sont pas des ravageurs au sens strict, mais ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab\u00a0adversit\u00e9s\u00a0\u00bb agraires). En agriculture, cependant, lorsque nous parlons de \u00ab\u00a0ravageurs\u00a0\u00bb, nous faisons presque toujours r\u00e9f\u00e9rence aux insectes phytophages, aux acariens et aux n\u00e9matodes, qui font l&rsquo;objet de strat\u00e9gies sp\u00e9cifiques de d\u00e9fense contre les ravageurs.    <\/li>\n<\/ul>\n<p>Chaque groupe de ravageurs poss\u00e8de ses propres caract\u00e9ristiques biologiques et n\u00e9cessite des m\u00e9thodes de lutte cibl\u00e9es. Dans les sections suivantes, nous examinerons de plus pr\u00e8s le <strong>cycle biologique de<\/strong> certains des ravageurs les plus courants et les plus nuisibles, puis nous passerons aux dommages et aux techniques de lutte.   <\/p>\n<h3><strong>Cycle biologique des parasites les plus courants<\/strong><\/h3>\n<p>Conna\u00eetre le <em>cycle de vie d&rsquo;<\/em> un ravageur, c&rsquo;est-\u00e0-dire les transformations qu&rsquo;il subit depuis sa naissance jusqu&rsquo;\u00e0 sa reproduction et la g\u00e9n\u00e9ration suivante, est essentiel pour identifier ses faiblesses et choisir le bon moment pour intervenir. Nous d\u00e9crivons ci-dessous le cycle de vie de quelques ravageurs embl\u00e9matiques de nos r\u00e9gions.   <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1252\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-malattia-tronchi-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-malattia-tronchi-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-malattia-tronchi-300x200.jpg 300w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-malattia-tronchi.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<h3><strong>Mouche m\u00e9diterran\u00e9enne des fruits<em>(Ceratitis capitata<\/em>) :<\/strong><\/h3>\n<p>Ce petit dipt\u00e8re (environ 5 mm de long) est l&rsquo;un des ravageurs les plus redout\u00e9s des cultures fruiti\u00e8res m\u00e9diterran\u00e9ennes. Les adultes sont des moucherons aux ailes tachet\u00e9es et \u00e0 l&rsquo;abdomen jaune-orange. <strong>Ils hivernent principalement sous forme de chrysalide<\/strong> dans le sol : la chenille (larve) m\u00fbrit et se transforme en chrysalide \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cocon dans le sol, survivant ainsi \u00e0 l&rsquo;hiver dans les zones climatiques douces. Au printemps, les adultes \u00e9mergent et la femelle commence \u00e0 piquer le fruit m\u00fbr pour <strong>pondre des \u0153ufs<\/strong> sous la peau. Chaque femelle peut pondre des centaines d&rsquo;\u0153ufs au cours de sa vie. Apr\u00e8s quelques jours, les <strong>larves blanch\u00e2tres (ressemblant \u00e0 des vers)<\/strong> sortent des \u0153ufs et se nourrissent de la chair du fruit en creusant des tunnels.      <\/p>\n<p>Le stade larvaire dure environ 1 \u00e0 2 semaines dans des conditions estivales optimales. Lorsqu&rsquo;elle atteint sa maturit\u00e9, la larve quitte le fruit en tombant au sol et s&rsquo;enfouit juste sous la surface, o\u00f9 elle se transforme en nymphe. Apr\u00e8s une phase nymphale d&rsquo;une \u00e0 deux semaines (en \u00e9t\u00e9), de nouveaux adultes apparaissent, pr\u00eats \u00e0 s&rsquo;accoupler et \u00e0 recommencer le cycle. En \u00e9t\u00e9, par temps chaud, <strong>une g\u00e9n\u00e9ration compl\u00e8te peut \u00eatre accomplie en 3 \u00e0 4 semaines environ<\/strong>, et il y a donc de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations annuelles : dans les r\u00e9gions m\u00e9ridionales et c\u00f4ti\u00e8res, il peut y avoir jusqu <strong>&lsquo;\u00e0 6 ou 7 g\u00e9n\u00e9rations par an<\/strong>, avec une augmentation exponentielle de la population vers la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Dans les r\u00e9gions plus fra\u00eeches (nord de l&rsquo;Italie), en revanche, l&rsquo;esp\u00e8ce n&rsquo;est pr\u00e9sente qu&rsquo;en \u00e9t\u00e9, avec 2 ou 3 g\u00e9n\u00e9rations au maximum. Le facteur limitant est la temp\u00e9rature : en dessous d&rsquo;environ 9-10 \u00b0C, l&rsquo;activit\u00e9 biologique de la mouche s&rsquo;arr\u00eate. Cela explique pourquoi l&rsquo;insecte n&rsquo;arrive pas \u00e0 hiverner sous une forme active dans les climats froids, alors qu&rsquo;il prosp\u00e8re dans nos r\u00e9gions m\u00e9diterran\u00e9ennes.        <\/p>\n<h3><strong>Pucerons (poux des plantes) :<\/strong><\/h3>\n<p>Les pucerons comprennent de nombreuses esp\u00e8ces (noires, vertes, jaunes, farineuses, etc.) qui s&rsquo;attaquent \u00e0 presque toutes les plantes cultiv\u00e9es. Prenons l&rsquo;exemple du cycle typique d&rsquo;un puceron des fruits \u00e0 p\u00e9pins, comme le <strong>pou de la pomme verte<\/strong><em>(Aphis pomi<\/em>). De nombreux pucerons pr\u00e9sentent un cycle <strong>holocyclique<\/strong>, avec une phase annuelle de reproduction sexu\u00e9e : en automne, les femelles pondent <strong>des \u0153ufs durables<\/strong> sur les plantes (par exemple, des \u0153ufs noirs et brillants accumul\u00e9s sur les rameaux des plantes fruiti\u00e8res), qui r\u00e9sistent au froid hivernal. Au printemps, des femelles fondatrices naissent des \u0153ufs et initient des g\u00e9n\u00e9rations <em>asexu\u00e9es<\/em>: tout au long du printemps-\u00e9t\u00e9, en effet, les pucerons se reproduisent par <strong>parth\u00e9nogen\u00e8se vivipare<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire que les femelles donnent directement naissance \u00e0 des nymphes vivantes, toutes femelles identiques \u00e0 la m\u00e8re, sans qu&rsquo;il y ait besoin de s&rsquo;accoupler.    Ce type de reproduction permet des multiplications tr\u00e8s rapides : chaque g\u00e9n\u00e9ration ne prend que 1 \u00e0 2 semaines et chaque femelle g\u00e9n\u00e8re des dizaines de nouvelles femelles. En peu de temps, les colonies explosent en nombre, aspirant la s\u00e8ve des jeunes tissus. Au cours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, des formes ail\u00e9es (act\u00e9es et ail\u00e9es) apparaissent souvent et se dispersent vers d&rsquo;autres plantes h\u00f4tes, parfois autres que la plante primaire (de nombreux pucerons sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes : par exemple, certains hivernent sur les arbres et passent l&rsquo;\u00e9t\u00e9 sur des cultures herbac\u00e9es). \u00c0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, des conditions changeantes (photop\u00e9riode, \u00e9puisement de la plante h\u00f4te) induisent la production de m\u00e2les et de femelles sexu\u00e9s qui s&rsquo;accouplent et pondent des \u0153ufs d&rsquo;hiver, cl\u00f4turant ainsi le cycle annuel. Dans les r\u00e9gions au climat doux, certaines esp\u00e8ces peuvent \u00e9galement se reproduire en continu tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e sans phase sexu\u00e9e (cycle <em>anolocyclique<\/em> ), survivant sous forme d&rsquo;adultes ou de n\u00e9anides sur des plantes \u00e0 feuillage persistant ou des plantes de serre. En g\u00e9n\u00e9ral, le <strong>cycle des pucerons<\/strong> se caract\u00e9rise par sa <strong>rapidit\u00e9 et sa flexibilit\u00e9<\/strong>: de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations se chevauchent, la capacit\u00e9 de dispersion des formes ail\u00e9es et l&rsquo;adaptation \u00e0 divers h\u00f4tes. Cela en fait des ravageurs difficiles \u00e0 contr\u00f4ler si l&rsquo;on ne s&rsquo;y prend pas \u00e0 temps.        <\/p>\n<h4><strong>Ver du pommier<em>(Cydia pomonella<\/em>) :<\/strong><\/h4>\n<p>\u00e9galement appel\u00e9 \u00ab\u00a0ver de la pomme\u00a0\u00bb, est un l\u00e9pidopt\u00e8re dont les d\u00e9g\u00e2ts sont bien connus des producteurs de fruits \u00e0 p\u00e9pins. Son cycle de vie est un exemple typique de papillon carpophage<span style=\"letter-spacing: -0.02em;\">. L&rsquo;insecte passe l&rsquo;hiver sous forme de <\/span><strong style=\"letter-spacing: -0.02em;\">larve mature cach\u00e9e sous l&rsquo;\u00e9corce<\/strong>.  <span style=\"letter-spacing: -0.02em;\">  ou dans le sol \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cocons soyeux : en pratique, \u00e0 la fin de la saison, la larve quitte la pomme infest\u00e9e et se met \u00e0 l&rsquo;abri pour passer l&rsquo;hiver en diapause. Au printemps, la larve se transforme en chrysalide et   <\/span><strong style=\"letter-spacing: -0.02em;\">De la pupe \u00e9merge l&rsquo;adulte<\/strong><span style=\"letter-spacing: -0.02em;\">  (papillon gris\u00e2tre d&rsquo;environ 1-1,5 cm d&rsquo;envergure). Les adultes papillonnent entre la fin du printemps et le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et s&rsquo;accouplent ; les femelles pondent leurs \u0153ufs sur les feuilles ou directement sur les fruits des pommiers, des poiriers ou d&rsquo;autres plantes h\u00f4tes. Apr\u00e8s environ 1 \u00e0 2 semaines, les    <\/span><strong style=\"letter-spacing: -0.02em;\">bruchetti rosati<\/strong><span style=\"letter-spacing: -0.02em;\">Les chenilles, qui percent imm\u00e9diatement la peau du fruit et creusent des tunnels vers le centre, se nourrissant de la pulpe et surtout des graines. Le trou d&rsquo;entr\u00e9e du fruit exsude souvent de la gomme ou de la \u00ab\u00a0rosume\u00a0\u00bb fonc\u00e9e (excr\u00e9ments de la chenille). La larve mature (environ 1 \u00e0 2 cm de long, de couleur ros\u00e2tre avec une t\u00eate brune) \u00e9merge du fruit apr\u00e8s quelques semaines, tombant sur le sol ou se glissant sous les fissures de l&rsquo;\u00e9corce, o\u00f9 elle se transforme en chrysalide. Dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es d&rsquo;Italie, la carpocapsa fait g\u00e9n\u00e9ralement des     <\/span><strong style=\"letter-spacing: -0.02em;\">deux g\u00e9n\u00e9rations par an<\/strong><span style=\"letter-spacing: -0.02em;\">La premi\u00e8re se situe entre la fin du printemps et le milieu de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, la seconde \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et les papillons s&rsquo;envolent entre ao\u00fbt et septembre. Dans les r\u00e9gions particuli\u00e8rement chaudes, il peut y avoir une troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration partielle. Les larves de la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration passent l&rsquo;hiver en diapause. Le cycle de la carpocapsa est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sence de fruits : si les fruits ne sont pas l\u00e0 (comme au printemps), les larves nouveau-n\u00e9es ne peuvent pas survivre. Par cons\u00e9quent, les adultes de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e9mergent de mani\u00e8re synchronis\u00e9e avec la phase de nouaison des pommiers.      <\/span><\/p>\n<h4><strong>Pyrale du p\u00eacher<em>(Grapholita molesta<\/em>) :<\/strong><\/h4>\n<p>est un petit l\u00e9pidopt\u00e8re tortricid\u00e9, apparent\u00e9 au carpocapsa mais avec un comportement diff\u00e9rent. Il passe \u00e9galement l&rsquo;hiver sous forme de larves hibernantes dans des cocons. Au printemps, les adultes (papillons gris de quelques millim\u00e8tres) apparaissent d\u00e8s le mois d&rsquo;avril. La femelle pond ses \u0153ufs principalement sur les <strong>jeunes pousses de p\u00eachers et d&rsquo;autres arbres fruitiers (abricotiers, pommiers, poiriers).<\/strong> Les premi\u00e8res larves qui \u00e9mergent au printemps <strong>p\u00e9n\u00e8trent dans les pousses tendres<\/strong>, creusant des galeries dans les branches en croissance : les pousses affect\u00e9es se fl\u00e9trissent et pr\u00e9sentent l&rsquo;aspect classique du \u00ab\u00a0drapeau\u00a0\u00bb (pousse flasque et brunie qui pend vers le bas). Ces attaques sur les pousses de printemps affaiblissent la plante et r\u00e9duisent la production de branches fructif\u00e8res. Les g\u00e9n\u00e9rations suivantes (en \u00e9t\u00e9) voient les larves s&rsquo;attaquer \u00e9galement aux fruits des p\u00eachers, pruniers, abricotiers et parfois des pommiers et poiriers, en creusant des galeries dans la chair \u00e0 partir du p\u00e9tiole. La pyrale peut produire <strong>3 \u00e0 4 g\u00e9n\u00e9rations par an<\/strong> en Italie (jusqu&rsquo;\u00e0 5 dans les r\u00e9gions m\u00e9ridionales plus chaudes). Les papillons de chaque nouvelle g\u00e9n\u00e9ration volent toutes les 4 \u00e0 6 semaines environ pendant les mois chauds, g\u00e9n\u00e9rant une attaque continue du printemps \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 si elle n&rsquo;est pas contr\u00f4l\u00e9e. La derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration larvaire de l&rsquo;automne entre en diapause et passe l&rsquo;hiver. Ce cycle polyvolute rend la teigne du p\u00eacher tr\u00e8s dangereuse : d&rsquo;importantes populations peuvent se d\u00e9velopper dans le verger pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 si les premiers vols ne sont pas contr\u00e9s, entra\u00eenant de graves pertes de production.           <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1257\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti-300x200.jpg 300w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/insetti.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<h4><strong>Les cochenilles :<\/strong><\/h4>\n<p>Les cochenilles farineuses sont des insectes de la famille des Rhynchus dont le cycle est variable selon les esp\u00e8ces. En g\u00e9n\u00e9ral, de nombreuses cochenilles passent l&rsquo;hiver sous forme de <strong>femelles adultes<\/strong> prot\u00e9g\u00e9es sur le tronc ou les branches (pour les esp\u00e8ces qui infestent le bois et les branches) ou sous forme d&rsquo;\u0153ufs sous le scutum maternel. Au printemps, l&rsquo;<strong>\u00e9closion<\/strong> des n\u00e9anides de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration a lieu : les nouvelles larves, appel\u00e9es <em>chenilles<\/em>, sont mobiles et migrent vers le haut de la plante \u00e0 la recherche d&rsquo;un site o\u00f9 s&rsquo;installer. Une fois install\u00e9es, les jeunes cochenilles commencent \u00e0 se nourrir de s\u00e8ve et construisent leur armure cireuse (le bouclier protecteur, dans le cas des cochenilles \u00e0 bouclier, ou une enveloppe cotonneuse dans le cas des cochenilles farineuses). Apr\u00e8s quelques mues, les femelles atteignent le stade adulte : chez la plupart des cochenilles, les femelles restent sessiles (fix\u00e9es \u00e0 la plante et d\u00e9pourvues d&rsquo;ailes), tandis que les m\u00e2les - pr\u00e9sents chez quelques esp\u00e8ces seulement - sont minuscules et ail\u00e9s, et ne vivent que quelques heures pour f\u00e9conder les femelles. De nombreuses cochenilles communes dans les vergers m\u00e9diterran\u00e9ens sont capables de se reproduire <strong>parth\u00e9nog\u00e9n\u00e9tiquement<\/strong> (sans m\u00e2le). Par exemple, la <strong>cochenille de San Jos\u00e9<\/strong><em>(Quadraspidiotus perniciosus<\/em>) - un ravageur redout\u00e9 des pommes, des poires et d&rsquo;autres cultures - effectue 2 \u00e0 3 g\u00e9n\u00e9rations par an et passe l&rsquo;hiver sous forme de femelle f\u00e9cond\u00e9e sous le bouclier ; au printemps, elle donne naissance \u00e0 des dizaines de n\u00e9anid\u00e9s rampants qui colonisent la plante. La <strong>cochenille du coton des agrumes<\/strong><em>(Planococcus citri<\/em>), quant \u00e0 elle, vit prot\u00e9g\u00e9e par un duvet blanc et peut avoir de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations qui se chevauchent dans les serres ou les climats chauds, infestant les fruits et les feuilles des agrumes et des vignes. En g\u00e9n\u00e9ral, les cochenilles farineuses ont des cycles multivoltins : de 2 g\u00e9n\u00e9rations par an dans les r\u00e9gions plus fra\u00eeches \u00e0 4-5 dans les environnements chauds ou prot\u00e9g\u00e9s. Ces cycles doivent \u00eatre connus pour cibler le ravageur au bon moment : par exemple, le <strong>stade<\/strong> <strong>mobile<\/strong> <strong>des<\/strong> <strong>n\u00e9anides<\/strong> (chenilles) est le plus vuln\u00e9rable aux traitements, avant que les individus ne se prot\u00e8gent sous des boucliers cireux.           <\/p>\n<h4><strong>T\u00e9tranyque rouge commun<em>(Tetranychus urticae<\/em>) :<\/strong><\/h4>\n<p>Passons maintenant \u00e0 un acarien. L&rsquo;araign\u00e9e rouge n&rsquo;est pas un insecte, mais son cycle est tout aussi rapide. Dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es, cet acarien passe l&rsquo;hiver sous forme de <strong>femelles adultes f\u00e9cond\u00e9es<\/strong> en diapause, cach\u00e9es dans les fissures de l&rsquo;\u00e9corce, dans le feutre des feuilles s\u00e8ches ou dans le sol. Au printemps, les femelles reprennent leur activit\u00e9, colonisent les nouvelles feuilles et commencent \u00e0 se nourrir, en piquant les cellules des feuilles pour en sucer les sucs. Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre suffisamment nourries, elles pondent de minuscules \u0153ufs ronds sur la face inf\u00e9rieure des feuilles. En quelques jours, les \u0153ufs donnent naissance \u00e0 des <strong>larves hexapodes<\/strong>, qui commencent imm\u00e9diatement \u00e0 se nourrir et \u00e0 muter en passant \u00e0 des stades juv\u00e9niles successifs (protonymphe et deutonymphe, avec huit pattes). Apr\u00e8s plusieurs mues, l&rsquo;acarien adulte suivant appara\u00eet au bout d&rsquo;une ou deux semaines. Au milieu de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, par temps chaud et sec, <em>Tetranychus<\/em> peut compl\u00e9ter <strong>une g\u00e9n\u00e9ration en seulement 7 \u00e0 10 jours<\/strong>. Cela signifie que dans des conditions favorables, <strong>de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations continues<\/strong> se succ\u00e8dent, faisant exploser la population d&rsquo;une culture en l&rsquo;absence d&rsquo;antagonistes ou de traitements. Les feuilles infest\u00e9es jaunissent et se couvrent de minuscules points d\u00e9color\u00e9s (d\u00e9g\u00e2ts de drageonnage) ; les acariens produisent \u00e9galement des fils soyeux formant des toiles tr\u00e8s fines qui les prot\u00e8gent. Vers la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, l&rsquo;augmentation de la densit\u00e9 de population et le changement climatique provoquent l&rsquo;apparition de <strong>femelles diapausantes de<\/strong> couleur rouge\u00e2tre, qui abandonnent les plantes et se cachent pour passer l&rsquo;hiver. Le cycle du t\u00e9tranyque rouge est embl\u00e9matique de la fa\u00e7on dont un ravageur microscopique peut rapidement devenir d\u00e9vastateur : il suffit de quelques <strong>semaines de temps sec<\/strong> pour passer d&rsquo;une pr\u00e9sence n\u00e9gligeable \u00e0 une infestation massive si aucun pr\u00e9dateur ou traitement de confinement n&rsquo;intervient.             <\/p>\n<h4><strong>Pomme de terre dorphora<em>(Leptinotarsa decemlineata<\/em>) :<\/strong><\/h4>\n<p>Le doryphore est un col\u00e9opt\u00e8re d&rsquo;origine nord-am\u00e9ricaine, aujourd&rsquo;hui naturalis\u00e9 en Europe, particuli\u00e8rement nuisible aux cultures de pommes de terre, d&rsquo;aubergines et parfois de tomates. Les adultes sont des <g id=\"gid_0\">col\u00e9opt\u00e8res jaunes<\/g> caract\u00e9ristiques <g id=\"gid_0\">avec des bandes noires<\/g> sur les \u00e9lytres, d&rsquo;environ 1 cm de long, clairement visibles sur les plantes. Leur cycle biologique en Italie comprend normalement <strong>deux g\u00e9n\u00e9rations par an<\/strong> (parfois trois dans les r\u00e9gions plus chaudes). Les adultes hivernent dans le sol pendant l&rsquo;hiver, se r\u00e9fugiant \u00e0 quelques centim\u00e8tres de profondeur apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9s et s&rsquo;\u00eatre enterr\u00e9s spontan\u00e9ment \u00e0 la fin de l&rsquo;automne. Avec les premi\u00e8res chaleurs du printemps, entre avril et mai, les adultes hivernants sortent \u00e0 nouveau du sol et commencent \u00e0 se nourrir de feuilles de pommes de terre nouvellement germ\u00e9es. Apr\u00e8s l&rsquo;accouplement, les femelles pondent des grappes d&rsquo;<strong>\u0153ufs jaune-orange<\/strong> sur la face inf\u00e9rieure des feuilles de pomme de terre (ou d&rsquo;autres Solanac\u00e9es). Chaque femelle peut pondre plusieurs centaines d&rsquo;\u0153ufs en l&rsquo;espace de quelques semaines. Au bout de 7 \u00e0 10 jours, les \u0153ufs \u00e9closent et les <strong>larves<\/strong> \u00e9mergent, ressemblant \u00e0 de petites chenilles trapues, rouge orang\u00e9 avec des points noirs sur les c\u00f4t\u00e9s. Les larves sont extr\u00eamement voraces et d\u00e9vorent le limbe de la feuille, ne laissant que les nervures : en peu de temps, elles peuvent squelettiser des plantes enti\u00e8res si elles sont pr\u00e9sentes en grand nombre. Les larves passent par 4 stades de d\u00e9veloppement et atteignent environ 1 cm. Lorsqu&rsquo;elles atteignent la maturit\u00e9, elles tombent au sol o\u00f9 elles se nymphosent dans le sol. Apr\u00e8s environ 2 \u00e0 3 semaines de nymphose, de nouveaux adultes de la <strong>g\u00e9n\u00e9ration estivale<\/strong> \u00e9mergent (en juin-juillet), qui s&rsquo;accouplent \u00e0 leur tour et peuvent g\u00e9n\u00e9rer une deuxi\u00e8me vague de larves plus tard dans l&rsquo;\u00e9t\u00e9. En septembre, les nouveaux adultes de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration ont tendance \u00e0 chercher des sites d&rsquo;hivernage, cl\u00f4turant ainsi le cycle annuel. L&rsquo;\u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du cycle du doryphore de la pomme de <strong>terre<\/strong> est sa <strong>synchronisation avec la culture de la pomme de terre<\/strong>: il effectue ses g\u00e9n\u00e9rations pendant la saison de croissance de la pomme de terre et passe l&rsquo;hiver en diapause, dans l&rsquo;attente de la prochaine plantation.               <\/p>\n<p>Bien entendu, chaque parasite a un cycle particulier. Nous avons d\u00e9crit quelques-uns des plus courants, mais il existe de nombreuses autres esp\u00e8ces dont les cycles sont int\u00e9ressants. Par exemple, la <strong>mouche de l&rsquo;olive<\/strong> passe l&rsquo;hiver sous forme de pupe dans le sol et accomplit 2 \u00e0 3 g\u00e9n\u00e9rations par an aux d\u00e9pens des olives ; la <strong>punaise asiatique<\/strong> survit \u00e0 l&rsquo;hiver sous forme d&rsquo;adulte abrit\u00e9 dans des endroits secs et au printemps pond des \u0153ufs sur diverses plantes, d\u00e9veloppant 2 g\u00e9n\u00e9rations par an qui affectent les vergers et les cultures horticoles ; les <strong>n\u00e9matodes \u00e0 galle<\/strong>, quant \u00e0 eux, accomplissent de nombreuses microg\u00e9n\u00e9rations dans les tissus racinaires infect\u00e9s, avec des larves mobiles qui migrent dans le sol \u00e0 la recherche de nouvelles racines \u00e0 parasiter. La connaissance de ces <em>biologies<\/em> nous aide \u00e0 pr\u00e9voir quand le ravageur sera pr\u00e9sent et sous quelle forme, un facteur crucial pour pr\u00e9parer des mesures de d\u00e9fense appropri\u00e9es.     <\/p>\n<h3><strong>Dommages caus\u00e9s par les ravageurs aux plantes et aux cultures<\/strong><\/h3>\n<p>En se nourrissant des tissus v\u00e9g\u00e9taux ou en pr\u00e9levant la s\u00e8ve, les ravageurs <strong>affaiblissent les plantes<\/strong> et causent souvent des dommages directs aux fruits, aux graines ou \u00e0 d&rsquo;autres parties pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1261\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/danni-insetti-culture-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/danni-insetti-culture-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/danni-insetti-culture-300x200.jpg 300w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/danni-insetti-culture.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Examinons les types de dommages les plus courants \u00e0 l&rsquo;aide de quelques exemples concrets :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les phytomyc\u00e8tes (suceurs de s\u00e8ve) :<\/strong> les pucerons, les cochenilles, les aleurodes et les acariens causent principalement des <strong>d\u00e9g\u00e2ts indirects<\/strong>. En ins\u00e9rant leurs stylets buccaux dans les tissus de la plante, ils pr\u00e9l\u00e8vent la s\u00e8ve riche en sucres et en nutriments. Cela entra\u00eene un <strong>jaunissement, une d\u00e9formation et un ralentissement de la croissance.<\/strong> Par exemple, les fortes infestations de pucerons sur les pousses de p\u00eacher provoquent l&rsquo;<strong>enroulement et la d\u00e9formation des feuilles<\/strong> (comme le puceron vert du p\u00eacher <em>Myzus persicae<\/em>) ; les feuilles affect\u00e9es peuvent se recroqueviller et tomber pr\u00e9cocement. Les cochenilles affaiblissent \u00e0 leur tour les branches et les troncs : la cochenille de San Jos\u00e9 produit des taches rouge\u00e2tres sur les fruits des pommiers et des poiriers, les rendant invendables, tandis que sur le bois, elle provoque des fissures et des chancres qui peuvent entra\u00eener la dessiccation des rameaux. Un autre effet secondaire des phytomyc\u00e8tes est la <strong>production de miellat<\/strong>: les pucerons, les cochenilles molles et les aleurodid\u00e9s s\u00e9cr\u00e8tent d&rsquo;abondantes excr\u00e9tions sucr\u00e9es (miellat) qui maculent la plante, rendant les feuilles et les fruits collants.     Sur ce miellat prolif\u00e8re alors un champignon noir appel\u00e9 \u00ab\u00a0fumagine\u00a0\u00bb, qui encrasse et r\u00e9duit la photosynth\u00e8se. Pensez aux agrumes infest\u00e9s par la cochenille du demi-poivre ou la cochenille du peuplier : les feuilles deviennent noires de fumagine et les fruits perdent de leur valeur commerciale. En outre, certains insectes suceurs <strong>transmettent des virus et des phytoplasmes<\/strong> aux plantes : les pucerons sont porteurs de nombreux virus des cultures horticoles (tels que le virus de la past\u00e8que ou le virus du concombre), l&rsquo;aleurode des agrumes transmet la tristesse des agrumes (un virus mortel) et certaines cicadelles propagent des phytoplasmes nuisibles (tels que la flavescence dor\u00e9e de la vigne, transmise par <em>Scaphoideus titanus<\/em>). Les d\u00e9g\u00e2ts ne se limitent donc pas \u00e0 l&rsquo;affaiblissement direct, mais s&rsquo;\u00e9tendent \u00e9galement aux maladies secondaires v\u00e9hicul\u00e9es par ces ravageurs.     <\/li>\n<li><strong>Dommages aux fruits et aux graines (carpophages) :<\/strong> de nombreux ravageurs affectent directement les <strong>fruits<\/strong>, les rendant inutilisables. La mouche m\u00e9diterran\u00e9enne des fruits, par exemple, pond ses larves dans la chair : le fruit infest\u00e9 ne pr\u00e9sente d&rsquo;abord qu&rsquo;une petite piq\u00fbre sur la peau, mais commence rapidement \u00e0 pourrir de l&rsquo;int\u00e9rieur \u00e0 cause des galeries larvaires et des infections fongiques secondaires. Les abricots, les p\u00eaches, les figues et les agrumes touch\u00e9s par la mouche tombent pr\u00e9matur\u00e9ment ou sont compl\u00e8tement d\u00e9tremp\u00e9s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. De m\u00eame, la mouche de l&rsquo;olive provoque la formation de <strong>galeries<\/strong> dans les olives <strong>avec une pourriture<\/strong> qui endommage la chair et, ce qui est grave, augmente l&rsquo;acidit\u00e9 de l&rsquo;huile produite \u00e0 partir d&rsquo;olives infest\u00e9es, ce qui en d\u00e9grade la qualit\u00e9. Les l\u00e9pidopt\u00e8res carpophages tels que les carpocapses et les papillons de nuit p\u00e9n\u00e8trent dans les fruits (pommes, poires, p\u00eaches, abricots) en d\u00e9vorant les graines et une partie de la pulpe : souvent, le premier signe est un petit trou entour\u00e9 de rosettes ; en les ouvrant, on trouve la <strong>chenille \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du fruit<\/strong> et des traces d&rsquo;excr\u00e9ments. Ces fruits tombent avant la r\u00e9colte ou sont invendables. Chez les pommiers, les attaques de carpocapses peuvent d\u00e9truire un grand pourcentage de la r\u00e9colte si elles ne sont pas contr\u00f4l\u00e9es. La <strong>punaise<\/strong> <strong>asiatique<\/strong> mentionn\u00e9e plus haut cause \u00e9galement des d\u00e9g\u00e2ts aux fruits : elle pique les pommes, les poires, les p\u00eaches, les kiwis et les tomates pour en sucer le jus, ce qui provoque des taches dures et n\u00e9crotiques sur la chair (appel\u00e9es \u00ab\u00a0taches de punaise\u00a0\u00bb) et des d\u00e9formations appel\u00e9es <em>\u00ab\u00a0fruits meurtris\u00a0\u00bb<\/em> ou <em>\u00ab\u00a0fossettes de pomme\u00a0\u00bb<\/em> dans le cas des pommes et des poires. Les fruits deviennent alors inesth\u00e9tiques et insipides dans ces r\u00e9gions, et donc invendables pour la consommation \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat frais.          <\/li>\n<li><strong>Dommages aux feuilles et d\u00e9foliation : les<\/strong> ravageurs broyeurs tels que les chenilles (col\u00e9opt\u00e8res des feuilles) et les scarab\u00e9es peuvent d\u00e9vorer des portions enti\u00e8res de feuilles et de pousses. Le col\u00e9opt\u00e8re de la pomme de terre est exemplaire \u00e0 cet \u00e9gard : les adultes et surtout les larves se nourrissent des feuilles de pomme de terre et d&rsquo;aubergine, dont ils <strong>r\u00e9duisent le feuillage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de squelette<\/strong>. Si l&rsquo;attaque est intense, les plantes n&rsquo;ont plus de surface foliaire et ne peuvent plus r\u00e9aliser la photosynth\u00e8se, ce qui freine la croissance des tubercules et entra\u00eene une perte totale de la r\u00e9colte. Les chenilles d\u00e9foliatrices telles que les larves de certains papillons de nuit (par exemple <em>Hyphantria cunea<\/em>, l&rsquo;Ifantria, ou <em>Malacosoma neustria<\/em>, le bourdon de la vigne) peuvent \u00e9galement d\u00e9nuder des branches enti\u00e8res d&rsquo;arbres fruitiers, ce qui affecte gravement la vigueur de la plante. Les jeunes larves de la pyrale de l&rsquo;Est creusent dans les pousses de p\u00eacher et les font se fl\u00e9trir, privant ainsi la plante de nouvelles feuilles et de nouvelles branches pour porter des fruits. M\u00eame de petits insectes comme les altiche (puces de terre) sur les l\u00e9gumes ou les col\u00e9opt\u00e8res oziorrhynchus sur les vignes et les fraises, tout en rongeant la \u00ab\u00a0margarine\u00a0\u00bb sur les bords des feuilles, peuvent ralentir la croissance et r\u00e9duire la production photosynth\u00e9tique en cas de fortes infestations, ce qui affaiblit les plantes.       <\/li>\n<li><strong>Dommages aux tiges, racines et autres organes :<\/strong> certains ravageurs s&rsquo;attaquent aux parties structurelles. Par exemple, le <strong>rhododendron jaune<\/strong><em>(Zeuzera pyrina<\/em>) est un l\u00e9pidopt\u00e8re dont les larves creusent des galeries \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des troncs et des branches de pommiers, de noyers, d&rsquo;oliviers, etc. <strong>N\u00e9matodes \u00e0 galles Les n\u00e9matodes<\/strong> pr\u00e9sents sur les racines provoquent des gonflements (galles) qui emp\u00eachent l&rsquo;assimilation des aliments, entra\u00eenant des sympt\u00f4mes de fl\u00e9trissement et de malnutrition, en particulier chez les l\u00e9gumes et les jeunes plantes : les carottes et les pommes de terre attaqu\u00e9es par les n\u00e9matodes sont difformes et invendables ; les vignes affect\u00e9es par les n\u00e9matodes peuvent pr\u00e9senter un ralentissement de la croissance. Les limaces (escargots sans coquille) peuvent \u00e9galement d\u00e9truire les racines, les tubercules ou les bulbes, et d\u00e9vorer les fruits en contact avec le sol (fraises, courgettes). Les d\u00e9g\u00e2ts sur les racines ne sont souvent pas visibles imm\u00e9diatement mais se manifestent par des <strong>plantes faibles, chlorotiques et facilement soumises au stress hydrique<\/strong> car le syst\u00e8me racinaire est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9.     <\/li>\n<\/ul>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les parasites des plantes peuvent affecter <strong>n&rsquo;importe quel organe<\/strong>: feuilles, bourgeons, fleurs, fruits, graines, racines, tiges. Les effets vont d&rsquo;une simple diminution de l&rsquo;esth\u00e9tique (feuilles tach\u00e9es, fruits difformes) \u00e0 la <strong>mort des plantes<\/strong> dans les cas les plus graves (par exemple, jeunes plants attaqu\u00e9s par des pucerons des racines ou des larves de mineuses dans la tige, ou arbres compl\u00e8tement d\u00e9foli\u00e9s pendant plusieurs saisons d&rsquo;affil\u00e9e). Du point de vue agricole, les d\u00e9g\u00e2ts les plus importants sont souvent <strong>quantitatifs et qualitatifs sur la culture<\/strong>: perte de poids et de nombre de fruits r\u00e9colt\u00e9s, r\u00e9duction de la teneur en sucre ou de l&rsquo;huile extractible, pr\u00e9sence d&rsquo;insectes ou de larves dans le produit, d\u00e9fauts visuels qui emp\u00eachent sa vente. C&rsquo;est pourquoi la lutte contre les ravageurs joue un r\u00f4le crucial dans le maintien de la rentabilit\u00e9 des cultures.     <\/p>\n<h3><strong>M\u00e9thodes de pr\u00e9vention et de surveillance<\/strong><\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;agriculture moderne, la strat\u00e9gie de lutte contre les ravageurs repose sur la <strong>pr\u00e9vention et la surveillance constante<\/strong>, principes fondamentaux de la lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les ravageurs. Il est toujours pr\u00e9f\u00e9rable de pr\u00e9venir ou d&rsquo;intercepter une infestation \u00e0 un stade pr\u00e9coce plut\u00f4t que de devoir lutter contre une invasion qui a explos\u00e9.   <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1277\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/metodi-preventivo-piante-1-683x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"683\" height=\"1024\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/metodi-preventivo-piante-1-683x1024.jpg 683w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/metodi-preventivo-piante-1-200x300.jpg 200w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/metodi-preventivo-piante-1.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><\/p>\n<p>Vous trouverez ci-dessous les principales mesures de pr\u00e9vention et les techniques de contr\u00f4le utilis\u00e9es :<\/p>\n<ol>\n<li>  <strong> Pratiques agronomiques pr\u00e9ventives :<\/strong><br \/>\nDe nombreux ravageurs peuvent \u00eatre limit\u00e9s <strong>par l&rsquo;adoption de bonnes pratiques culturales<\/strong>. Par exemple, la <a href=\"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/la-rotation-des-cultures-en-quoi-elle-consiste-et-comment-elle-est-effectuee\/\"><strong>rotation des cultures<\/strong><\/a> au jardin et au champ permet de r\u00e9duire les n\u00e9matodes et les ravageurs sp\u00e9cifiques du sol : l&rsquo;alternance de plantes de familles diff\u00e9rentes ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e rompt le cycle des ravageurs sp\u00e9cialis\u00e9s (une parcelle infest\u00e9e de n\u00e9matodes solanac\u00e9es peut \u00eatre sem\u00e9e en c\u00e9r\u00e9ales ou en l\u00e9gumineuses l&rsquo;ann\u00e9e suivante, ce qui a pour effet d&rsquo;affamer les n\u00e9matodes). La <strong>culture intercalaire de plantes<\/strong> peut \u00e9loigner certains ravageurs : la plantation d&rsquo;\u0153illets d&rsquo;Inde pr\u00e8s des l\u00e9gumes permet de contenir les n\u00e9matodes dans le sol, tandis que les aromatiques comme le basilic ou le tanacetus repoussent certains insectes gr\u00e2ce \u00e0 leurs odeurs. Le maintien de l&rsquo;<strong>hygi\u00e8ne dans<\/strong> les vergers<strong>et les potagers<\/strong> est \u00e9galement essentiel : le ramassage et la destruction des fruits tomb\u00e9s et pourris (foyers potentiels de mouches des fruits et de carpocapses), l&rsquo;\u00e9limination des r\u00e9sidus de culture infest\u00e9s (par exemple, les plants de l\u00e9gumes en fin de cycle remplis de pucerons ou d&rsquo;o\u00efdium, qu&rsquo;il convient d&rsquo;\u00e9liminer) et la taille des parties affect\u00e9es (branches avec des cochenilles ou des \u0153ufs d&rsquo;insectes) r\u00e9duisent la population hivernante de ravageurs. Dans les vergers, le <strong>travail du sol \u00e0 l&rsquo;automne<\/strong> sous le couvert v\u00e9g\u00e9tal peut enterrer ou exposer aux pr\u00e9dateurs de nombreuses pupes hivernantes de mouches et de carpocapses, ce qui r\u00e9duit l&rsquo;\u00e9mergence au printemps. En outre, le choix de <strong>vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes ou tol\u00e9rantes \u00e0<\/strong> certains ravageurs peut \u00e9viter des probl\u00e8mes : par exemple, certains porte-greffes de vigne sont tol\u00e9rants aux n\u00e9matodes, certains cultivars de tomates sont s\u00e9lectionn\u00e9s pour r\u00e9sister aux pucerons porteurs de virus, etc.      <\/li>\n<li>  <strong> Barri\u00e8res physiques et pi\u00e8ges m\u00e9caniques :<\/strong><br \/>\nUne approche pr\u00e9ventive simple consiste \u00e0 emp\u00eacher physiquement le ravageur d&rsquo;atteindre la plante. Dans les petites cultures et les jardins potagers, l&rsquo;utilisation de filets <strong>anti-insectes<\/strong> est tr\u00e8s efficace : les filets \u00e0 mailles fines plac\u00e9s sur les tunnels ou directement sur les plantes prot\u00e8gent contre les mouches (par exemple, les filets monofilament sur les oliviers contre la mouche ou sur les fruits \u00e0 noyau contre Drosophila suzukii), les l\u00e9pidopt\u00e8res et les insectes en g\u00e9n\u00e9ral. Dans le cas de la mouche de l&rsquo;olive et de la mouche m\u00e9diterran\u00e9enne des fruits, des <strong>sacs<\/strong> ou des filets <strong>en tissu\/non tiss\u00e9<\/strong> sont \u00e9galement utilis\u00e9s pour envelopper des fruits individuels ou des branches enti\u00e8res, emp\u00eachant ainsi la ponte dans les fruits (une technique adopt\u00e9e pour les fruits de valeur tels que la mangue, le kaki et, dans certains cas, pour les pommes biologiques). Pour les parasites du sol, la <strong>solarisation du<\/strong> sol en \u00e9t\u00e9 (couverture du sol humide avec du plastique transparent pendant quelques semaines pour augmenter la temp\u00e9rature et tuer les n\u00e9matodes, les insectes et les champignons du sol) peut \u00eatre utilis\u00e9e. Il existe \u00e9galement des barri\u00e8res sp\u00e9cifiques : par exemple, une bande de colle autour du tronc peut bloquer la mont\u00e9e des fourmis (qui \u00e9l\u00e8vent les pucerons) ou des larves telles que les larves d&rsquo;oziorhynchus qui montent la nuit pour se nourrir des feuilles.      <\/li>\n<\/ol>\n<p>Une autre m\u00e9thode m\u00e9canique est l&rsquo;\u00e9limination<strong>\u00e0 la main ou \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;outils<\/strong>: dans les jardins familiaux, la cueillette \u00e0 la main des chenilles (comme les larves de la pi\u00e9ride du chou sur les choux ou les larves du doryphore sur les pommes de terre) et leur destruction permettent de limiter les d\u00e9g\u00e2ts. Secouer les plantes t\u00f4t le matin pour faire tomber les insectes et les enlever ensuite fonctionne avec certains col\u00e9opt\u00e8res (par exemple, secouer les branches infest\u00e9es de tenthr\u00e8des ou les chenilles d\u00e9foliatrices dans une b\u00e2che). L&rsquo;eau est \u00e9galement un moyen m\u00e9canique : un jet d&rsquo;eau vif sur la face inf\u00e9rieure des feuilles peut d\u00e9loger les pucerons et les acariens dans les cultures d\u00e9licates (technique utile dans les serres ou sur les plantes ornementales). Ces m\u00e9thodes artisanales sont r\u00e9alisables \u00e0 petite \u00e9chelle et favorisent une approche \u00e9cologique, adapt\u00e9e aux cultivateurs amateurs.     <\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li>  <strong> Surveillance \u00e0 l&rsquo;aide de pi\u00e8ges attractifs :<\/strong><br \/>\nPour <strong>d\u00e9tecter la pr\u00e9sence de ravageurs<\/strong> suffisamment <strong>t\u00f4t<\/strong> afin de n&rsquo;intervenir qu&rsquo;en cas de besoin (selon le principe de la lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les ravageurs), les <strong>pi\u00e8ges de surveillance<\/strong> sont largement utilis\u00e9s. Ces pi\u00e8ges utilisent diff\u00e9rents types d&rsquo;attractifs pour capturer un \u00e9chantillon de ravageurs, signalant ainsi leur pr\u00e9sence :   <\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li>Les <strong>pi\u00e8ges chromotropes :<\/strong> il s&rsquo;agit de panneaux adh\u00e9sifs d&rsquo;une couleur sp\u00e9cifique qui attire certains insectes. Les plus courants sont les <strong>panneaux adh\u00e9sifs jaunes<\/strong>, qui sont tr\u00e8s efficaces pour attirer les pucerons, les aleurodes, les mineuses et de nombreux autres insectes naturellement attir\u00e9s par le jaune vif. Elles sont suspendues dans les serres ou entre les plantes, et en les v\u00e9rifiant p\u00e9riodiquement, on peut voir les premiers individus pi\u00e9g\u00e9s, signe qu&rsquo;une infestation est en cours. Il existe \u00e9galement des pi\u00e8ges <strong>bleus adh\u00e9sifs<\/strong> sp\u00e9cialement con\u00e7us pour les thrips, qui r\u00e9agissent davantage \u00e0 la couleur bleue.     <\/li>\n<li><strong>Les pi\u00e8ges \u00e0 ph\u00e9romones :<\/strong> exploitent les <strong>ph\u00e9romones sexuelles<\/strong> \u00e9mises par les insectes pour attirer les cong\u00e9n\u00e8res. Ils sont largement utilis\u00e9s pour les l\u00e9pidopt\u00e8res : par exemple, des pi\u00e8ges \u00e0 ph\u00e9romones sont install\u00e9s dans les vergers pour le carpocapse du pommier, la teigne du p\u00eacher, l&rsquo;anarsia (une autre teigne du p\u00eacher), la pyrale de la vigne, etc. La capsule de ph\u00e9romones imite l&rsquo;odeur de la femelle et attire les m\u00e2les \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pi\u00e8ge, qui est souvent doubl\u00e9 int\u00e9rieurement de colle ou dot\u00e9 d&rsquo;un m\u00e9canisme pour pi\u00e9ger les insectes qui y sont entr\u00e9s. Le suivi des ph\u00e9romones permet de <strong>d\u00e9terminer le d\u00e9but du<\/strong> vol <strong>d&rsquo;<\/strong> une g\u00e9n\u00e9ration (par exemple, la premi\u00e8re capture de m\u00e2les carpocapsa est observ\u00e9e et signale le d\u00e9but du vol des adultes, ce qui est utile pour calculer ensuite le moment de la ponte des ovid\u00e9s et de l&rsquo;\u00e9mergence des larves). En outre, le comptage hebdomadaire des captures permet d&rsquo;estimer la <strong>densit\u00e9 de la population<\/strong> et d&rsquo;\u00e9valuer la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une intervention.      <\/li>\n<li><strong>Pi\u00e8ges alimentaires et attractifs olfactifs :<\/strong> certaines esp\u00e8ces r\u00e9agissent bien aux attractifs alimentaires. Par exemple, pour la mouche des fruits et la mouche de l&rsquo;olive, des pi\u00e8ges contenant des substances prot\u00e9iques ou ammoniaqu\u00e9es (comme l&rsquo;hydrolysat de prot\u00e9ines, ou des m\u00e9langes simples comme l&rsquo;eau, le sucre et la levure ou le bicarbonate d&rsquo;ammonium) sont utilis\u00e9s pour attirer principalement les femelles \u00e0 la recherche de nourriture prot\u00e9ique n\u00e9cessaire \u00e0 la maturation des \u0153ufs. Une fois \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, les mouches se noient dans la solution ou restent coinc\u00e9es. Les <strong>pi\u00e8ges \u00e0 bouteilles<\/strong> contenant du vinaigre de cidre de pomme ou de la bi\u00e8re sont \u00e9galement utilis\u00e9s par les amateurs pour attraper les petites mouches des fruits (Drosophila suzukii) ou les gu\u00eapes qui alt\u00e8rent les raisins : l&rsquo;insecte est attir\u00e9 par l&rsquo;odeur ferment\u00e9e et se noie dans le liquide.    <\/li>\n<li><strong>Pi\u00e8ges lumineux :<\/strong> moins s\u00e9lectifs mais parfois utilis\u00e9s dans les serres ou les entrep\u00f4ts, il s&rsquo;agit de lampes UV avec des panneaux adh\u00e9sifs ou des syst\u00e8mes \u00e9lectriques qui attirent et tuent les insectes volants nocturnes (par exemple, les papillons de nuit, les papillons nocturnes). En plein champ, leur utilisation est limit\u00e9e car ils attireraient les insectes m\u00eame de loin, y compris les insectes utiles, cr\u00e9ant ainsi des d\u00e9s\u00e9quilibres possibles.   <\/li>\n<\/ul>\n<p>La surveillance \u00e0 l&rsquo;aide de pi\u00e8ges permet \u00e0 l&rsquo;agriculteur de disposer d&rsquo;une <strong>alerte pr\u00e9coce<\/strong>. Par exemple, la d\u00e9couverte de 2-3 adultes de carpocapses dans les pi\u00e8ges \u00e0 ph\u00e9romones peut sugg\u00e9rer la pr\u00e9paration d&rsquo;interventions larvicides 7-10 jours plus tard (p\u00e9riode d&rsquo;incubation des \u0153ufs). De m\u00eame, l&rsquo;augmentation des captures de mouches de l&rsquo;olive \u00e0 la fin du mois de septembre indique un risque pour la qualit\u00e9 de l&rsquo;huile et donc la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9colte pr\u00e9coce ou d&rsquo;un traitement.    <\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li>  <strong> Surveillance visuelle et \u00e9chantillonnage sur le terrain :<\/strong><br \/>\nEn plus des pi\u00e8ges, il est important d&rsquo;<strong>inspecter r\u00e9guli\u00e8rement les plantes (c&rsquo;est l\u00e0 que<a href=\"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/\"> PlantVoice<\/a> intervient).<\/strong> Un agriculteur exp\u00e9riment\u00e9 ou un technicien de la protection des v\u00e9g\u00e9taux v\u00e9rifiera p\u00e9riodiquement le feuillage, l&rsquo;arri\u00e8re des feuilles, les pousses et les fruits, \u00e0 la recherche de signes de parasites : colonies de pucerons \u00e0 l&rsquo;apex des pousses, ovipositions de t\u00e9tranyques rouges \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re des feuilles, ooth\u00e8ques de l\u00e9pidopt\u00e8res sous les feuilles, petites piq\u00fbres d&rsquo;ovidipation sur les drupes (sympt\u00f4me de la mouche), rosures sur les feuilles, etc. Cette surveillance visuelle peut \u00eatre effectu\u00e9e sur une base al\u00e9atoire (par exemple, observez 100 feuilles s\u00e9lectionn\u00e9es dans diff\u00e9rentes parties du champ et comptez combien d&rsquo;entre elles pr\u00e9sentent des \u0153ufs\/larves d&rsquo;un certain ravageur : vous obtiendrez ainsi le pourcentage d&rsquo;infestation). Il existe \u00e9galement des syst\u00e8mes d&rsquo;\u00e9chantillonnage statistique plus \u00e9labor\u00e9s pour d\u00e9terminer si l&rsquo;on d\u00e9passe le <strong>seuil \u00e9conomique de dommages, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/strong> le niveau d&rsquo;infestation \u00e0 partir duquel il est \u00e9conomiquement justifi\u00e9 d&rsquo;intervenir. Par exemple, dans un verger de pommiers, on peut d\u00e9cider qu&rsquo;un traitement contre les acariens est justifi\u00e9 si plus de 30 % des feuilles examin\u00e9es pr\u00e9sentent des colonies actives de t\u00e9tranyques : en dessous de ce seuil, les pr\u00e9dateurs naturels contiennent peut-\u00eatre le probl\u00e8me et une intervention inutile est \u00e9vit\u00e9e. Ces crit\u00e8res de seuil font partie int\u00e9grante de la <strong>lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les ravageurs<\/strong>, qui vise \u00e0 r\u00e9duire les interventions chimiques au strict n\u00e9cessaire.      <\/li>\n<li>  <strong> Syst\u00e8mes de surveillance innovants :<\/strong><br \/>\nDes technologies avanc\u00e9es de surveillance des parasites ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es :<\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li><strong>Les pi\u00e8ges intelligents avec capteurs ou cam\u00e9ras :<\/strong> certaines entreprises proposent des pi\u00e8ges \u00e0 ph\u00e9romones ou chromotropes \u00e9quip\u00e9s de cam\u00e9ras num\u00e9riques et de connexion, qui <strong>photographient p\u00e9riodiquement les captures<\/strong> et envoient les images \u00e0 un logiciel de reconnaissance automatique des insectes. Cela permet \u00e0 l&rsquo;agriculteur de contr\u00f4ler \u00e0 distance (via une application ou un ordinateur) combien et quels insectes ont \u00e9t\u00e9 captur\u00e9s, sans avoir \u00e0 inspecter physiquement chaque pi\u00e8ge. Certains pi\u00e8ges intelligents comptent les individus et g\u00e9n\u00e8rent des graphiques automatiques des vols de ravageurs, en alertant lorsqu&rsquo;un certain seuil est atteint.    <\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8les pr\u00e9dictifs et r\u00e9seaux agrom\u00e9t\u00e9orologiques :<\/strong> en croisant les donn\u00e9es m\u00e9t\u00e9orologiques (temp\u00e9rature, humidit\u00e9, pr\u00e9cipitations) et les informations biologiques sur les ravageurs (courbes de d\u00e9veloppement en fonction de la temp\u00e9rature), les syst\u00e8mes d&rsquo;aide \u00e0 la d\u00e9cision (SAD) peuvent <strong>pr\u00e9dire les stades biologiques.<\/strong> Par exemple, gr\u00e2ce \u00e0 des mod\u00e8les de sommation thermique (degr\u00e9s jours), on peut estimer quand aura lieu l&rsquo;\u00e9closion des \u0153ufs de carpocapse ou le pic de vol de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de papillon de nuit. De nombreuses plateformes d&rsquo;<strong>agriculture num\u00e9rique<\/strong> proposent ces services : l&rsquo;agriculteur saisit la date de la premi\u00e8re capture ou du d\u00e9but du vol, et le logiciel, sur la base des temp\u00e9ratures enregistr\u00e9es dans la r\u00e9gion, calcule les tendances de la population et sugg\u00e8re le moment optimal pour les interventions. Cela permet de pr\u00e9venir les d\u00e9g\u00e2ts en frappant le ravageur au moment o\u00f9 il est le plus vuln\u00e9rable.    <\/li>\n<li>Les <strong>capteurs \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la plante et la t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection,<\/strong> dont nous parlerons en d\u00e9tail plus loin (par exemple, avec le syst\u00e8me PlantVoice), constituent la fronti\u00e8re pour <strong>d\u00e9tecter les signaux de stress dans la plante<\/strong> avant qu&rsquo;ils ne soient visibles \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu. Les capteurs qui mesurent les param\u00e8tres physiologiques de la plante (flux de s\u00e8ve, turgescence des feuilles, r\u00e9flectance des feuilles dans certaines bandes spectrales) peuvent d\u00e9tecter les changements associ\u00e9s \u00e0 une attaque de ravageurs en cours (par exemple, si une plante subit une attaque intense de pucerons ou d&rsquo;acariens, elle pr\u00e9sentera souvent une diminution du flux de lymphe ou une temp\u00e9rature diff\u00e9rente \u00e0 la surface des feuilles). Des <strong>drones \u00e9quip\u00e9s de cam\u00e9ras multispectrales<\/strong> sont \u00e9galement exp\u00e9riment\u00e9s pour d\u00e9tecter depuis le ciel les cultures soumises \u00e0 des attaques de ravageurs : un secteur de champ anormalement jauni pourrait indiquer une \u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;insectes ou une infestation de n\u00e9matodes dans ces plantes.   <\/li>\n<\/ul>\n<p>La pr\u00e9vention se traduit par des pratiques agronomiques et des barri\u00e8res qui r\u00e9duisent les risques d&rsquo;infestation, tandis que la surveillance - traditionnelle et technologique - permet de <strong>savoir quand intervenir<\/strong> et souvent avant l&rsquo;apparition de dommages macroscopiques. Un agriculteur attentif tient un journal de surveillance et suit les bulletins phytosanitaires locaux, en les compl\u00e9tant par des observations sur le terrain, de sorte que les mesures de contr\u00f4le (que nous examinerons dans la section suivante) peuvent \u00eatre appliqu\u00e9es au moment le plus appropri\u00e9 et le plus cibl\u00e9.   <\/p>\n<h3><strong>M\u00e9thodes de lutte biologique et naturelle<\/strong><\/h3>\n<p>Lorsqu&rsquo;un ravageur d\u00e9passe le seuil de tol\u00e9rance et menace de compromettre la culture, il faut agir. L&rsquo;approche moderne privil\u00e9gie les <strong>m\u00e9thodes de lutte biologique et les rem\u00e8des naturels<\/strong>, dans le cadre d&rsquo;une <strong>lutte int\u00e9gr\u00e9e<\/strong> qui allie efficacit\u00e9 et durabilit\u00e9.   <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1268\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/consigli-bio-683x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"683\" height=\"1024\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/consigli-bio-683x1024.jpg 683w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/consigli-bio-200x300.jpg 200w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/consigli-bio.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><\/p>\n<p>Voyons quelles sont les options disponibles pour lutter contre les parasites <strong>tout en r\u00e9duisant l&rsquo;utilisation de produits chimiques de synth\u00e8se<\/strong>:<\/p>\n<ol>\n<li>  <strong> Antagonistes naturels (insectes b\u00e9n\u00e9fiques et pr\u00e9dateurs) :<\/strong><br \/>\nDans la nature, chaque ravageur a des <strong>ennemis naturels - pr\u00e9dateurs<\/strong> ou parasito\u00efdes - qui maintiennent sa population sous contr\u00f4le. L&rsquo;homme peut favoriser ces \u00ab\u00a0alli\u00e9s\u00a0\u00bb ou m\u00eame les introduire activement (biocontr\u00f4le inoculatif ou inondatif) :   <\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li><em>Insectes pr\u00e9dateurs :<\/em> ce sont ceux qui <strong>d\u00e9vorent les ravageurs<\/strong> comme des proies. Un exemple classique est celui des <strong>coccinelles<\/strong>: les adultes et les larves de <em>coccinelles<\/em> (telles que <em>Coccinella septempunctata<\/em> ou <em>Adalia bipunctata<\/em>) se nourrissent avec voracit\u00e9 de pucerons, de cochenilles et d&rsquo;autres petits insectes.   <\/li>\n<\/ul>\n<p>. Une seule coccinelle adulte peut manger des dizaines de pucerons par jour. De m\u00eame, les <strong>chrysopes<\/strong> (Chrysoperla carnea, dont les larves sont appel\u00e9es \u00ab\u00a0lions des pucerons\u00a0\u00bb) se nourrissent de pucerons, d&rsquo;acariens et de petites chenilles. Les <strong>syrphes<\/strong>, mouches dont les larves en forme de petits escargots s&rsquo;attaquent aux pucerons, apportent \u00e9galement leur contribution. Contre l&rsquo;araign\u00e9e rouge, les <strong>acariens pr\u00e9dateurs<\/strong> tels que <em>Phytoseiulus persimilis<\/em> et <em>Neoseiulus californicus<\/em>, utilis\u00e9s principalement dans les serres sur les cultures de fraises, de l\u00e9gumes et de fleurs, sont tr\u00e8s efficaces : ces acariens b\u00e9n\u00e9fiques se nourrissent exclusivement d&rsquo;autres acariens phytophages, ce qui permet de r\u00e9duire de moiti\u00e9 les infestations. Parmi les autres <strong>pr\u00e9dateurs<\/strong> b\u00e9n\u00e9fiques, citons les <strong>hym\u00e9nopt\u00e8res pr\u00e9dateurs<\/strong> (tels que les gu\u00eapes Polistes, qui collectent les chenilles pour nourrir les larves, d\u00e9barrassant parfois les vergers des larves d\u00e9foliatrices) et les <strong>forficules<\/strong> (insectes \u00e9galement appel\u00e9s \u00ab\u00a0perce-oreilles\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0pinces\u00a0\u00bb), des omnivores qui, dans les vergers, peuvent manger des pucerons et d&rsquo;autres insectes pr\u00e9sents sur les plantes.     <\/p>\n<ul>\n<li>Insectes <em>parasito\u00efdes<\/em>: il s&rsquo;agit d&rsquo;insectes (souvent de petits hym\u00e9nopt\u00e8res) qui pondent <strong>leurs \u0153ufs dans ou sur d&rsquo;autres insectes<\/strong>, et les larves qui en sortent se d\u00e9veloppent aux d\u00e9pens du ravageur h\u00f4te, le tuant. Un exemple est <em>Aphidius colemani<\/em>, une petite gu\u00eape braconide qui pond un \u0153uf \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des pucerons : la larve consomme le puceron de l&rsquo;int\u00e9rieur, le transformant en une \u00ab\u00a0momie\u00a0\u00bb gonfl\u00e9e de couleur bronze, d&rsquo;o\u00f9 jaillit un nouvel Aphidius. Ces parasito\u00efdes sont \u00e9lev\u00e9s dans des biofactories et rel\u00e2ch\u00e9s dans des serres pour <strong>lutter naturellement contre les pucerons<\/strong> sur les l\u00e9gumes et les fleurs. D&rsquo;autres parasito\u00efdes largement utilis\u00e9s sont les <strong>trichogrammes<\/strong>, de minuscules gu\u00eapes oophages (d&rsquo;une taille d&rsquo;un demi-millim\u00e8tre) qui pondent leurs \u0153ufs \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des \u0153ufs de l\u00e9pidopt\u00e8res parasites, les d\u00e9truisant ; ils sont utilis\u00e9s, par exemple, contre la pyrale du ma\u00efs et la noctuelle de la tomate en dispersant p\u00e9riodiquement des \u0153ufs parasit\u00e9s dans le champ pour faciliter l&rsquo;application. Des parasito\u00efdes larvaires comme <em>Opius concolor<\/em>, un hym\u00e9nopt\u00e8re qui parasite les larves de mouches \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du fruit, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s contre la mouche des fruits et la mouche de l&rsquo;olive. Favoriser les parasito\u00efdes signifie souvent <strong>pr\u00e9server les habitats appropri\u00e9s<\/strong> (haies, fleurs pour nourrir les adultes) et \u00e9viter les insecticides \u00e0 large spectre qui les tuent en m\u00eame temps que les ravageurs.       <\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;<strong>introduction<\/strong> planifi\u00e9e<strong>d&rsquo;antagonistes<\/strong> fait d\u00e9sormais partie int\u00e9grante de la d\u00e9fense biologique de nombreuses cultures. Par exemple, dans les plantations d&rsquo;agrumes infest\u00e9es par la cochenille, des coccinellides pr\u00e9dateurs sp\u00e9cifiques<em>(Cryptolaemus montrouzieri<\/em>, connu sous le nom de \u00ab\u00a0cochenille mangeuse de cochenilles\u00a0\u00bb) sont l\u00e2ch\u00e9s p\u00e9riodiquement. Dans les programmes d&rsquo;agriculture int\u00e9gr\u00e9e, la pr\u00e9sence des auxiliaires est contr\u00f4l\u00e9e et les insecticides s\u00e9lectifs ne sont utilis\u00e9s que lorsque les pr\u00e9dateurs ne sont pas suffisants. Un \u00e9cosyst\u00e8me riche en biodiversit\u00e9 (haies, prairies polyphytiques autour des champs, rotations, fleurs sauvages) favorise naturellement les ennemis des ravageurs, cr\u00e9ant ainsi un <strong>contr\u00f4le biologique autor\u00e9gul\u00e9<\/strong>.     <\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li>  <strong>Micro-organismes<\/strong> <strong> entomopathog\u00e8nes<\/strong> <strong>:<\/strong><br \/>\nCertains <strong>micro-organismes<\/strong> contribuent \u00e9galement \u00e0 la lutte contre les ravageurs. Le plus connu est la bact\u00e9rie <em>Bacillus thuringiensis<\/em> (Bt), formul\u00e9e comme insecticide biologique : elle contient des spores et des toxines prot\u00e9iques qui, lorsqu&rsquo;elles sont ing\u00e9r\u00e9es par les chenilles, d\u00e9truisent leurs intestins, entra\u00eenant leur mort. Le Bt est tr\u00e8s efficace contre les larves de l\u00e9pidopt\u00e8res (par exemple, contre la carpocapse, la teigne de la tomate, la chenille du chou, les larves de moustiques, etc.), mais il est inoffensif pour les autres organismes et pour l&rsquo;homme, car il est sp\u00e9cifique aux insectes vis\u00e9s. Il est pulv\u00e9ris\u00e9 sur les plantes et n&rsquo;agit que si le ravageur mange les tissus trait\u00e9s (il convient donc aux chenilles d\u00e9foliatrices ou aux carpophages qui rongent la surface des fruits). Outre les bact\u00e9ries, il existe des virus et des champignons utiles : pour les carpocapses, par exemple, il existe un <strong>virus<\/strong> sp\u00e9cifique <strong>de la granulose<\/strong> (CpGV) utilis\u00e9 comme bioinsecticide : les larves de carpocapses qui ing\u00e8rent des particules de virus meurent de l&rsquo;infection. Contre les pucerons et les aleurodid\u00e9s dans les serres, on utilise des formulations \u00e0 base de <strong>champignons entomopathog\u00e8nes<\/strong> comme <em>Beauveria bassiana<\/em> ou <em>Lecanicillium lecanii<\/em>, des spores qui germent sur le corps de l&rsquo;insecte h\u00f4te en le p\u00e9n\u00e9trant et en le momifiant. <em>Metarhizium anisopliae<\/em> est \u00e9galement un champignon utilis\u00e9 contre les col\u00e9opt\u00e8res et autres insectes du sol (par exemple, les larves de hanneton). Ces produits microbiologiques permettent une lutte naturelle, souvent sp\u00e9cifique, avec un impact r\u00e9duit sur l&rsquo;environnement, bien que leur efficacit\u00e9 d\u00e9pende fortement des conditions environnementales (humidit\u00e9, temp\u00e9rature, pr\u00e9sence du ravageur \u00e0 un stade sensible).        <\/li>\n<li>  <strong> Extraits de plantes et r\u00e9pulsifs naturels :<\/strong><br \/>\nAvant l&rsquo;av\u00e8nement des insecticides de synth\u00e8se, l&rsquo;homme a toujours utilis\u00e9 des <strong>plantes aux propri\u00e9t\u00e9s insecticides ou r\u00e9pulsives<\/strong>. Ce patrimoine a \u00e9t\u00e9 en partie red\u00e9couvert :   <\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li><em>Pyr\u00e8thre naturel :<\/em> insecticide extrait des fleurs de <em>Chrysanthemum cinerariifolium<\/em>, riche en pyr\u00e9thrines naturelles. C&rsquo;est un poison de contact \u00e0 large spectre, efficace contre les pucerons, les aleurodes, les thrips, les mouches, les chenilles, etc. Il a l&rsquo;avantage d&rsquo;\u00eatre d&rsquo;origine naturelle et de se d\u00e9grader rapidement \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil, mais il doit \u00eatre utilis\u00e9 avec prudence car il n&rsquo;est pas s\u00e9lectif (il peut \u00e9galement affecter les insectes utiles s&rsquo;ils sont pr\u00e9sents au moment du traitement). En agriculture biologique, il est utilis\u00e9 pour des interventions cibl\u00e9es en cas de besoin.     <\/li>\n<li>L<em>&lsquo;huile de neem :<\/em> obtenue \u00e0 partir des graines du margousier<em>(Azadirachta indica<\/em>), elle contient de l&rsquo;azadirachtine, une substance qui agit comme insecticide et r\u00e9gulateur de croissance pour de nombreux insectes. Le neem a une action plus douce que le pyr\u00e8thre mais plus durable. Il agit par ingestion : les insectes trait\u00e9s cessent de se nourrir et de se d\u00e9velopper. Il est utilis\u00e9 contre les pucerons, les l\u00e9pidopt\u00e8res et les col\u00e9opt\u00e8res tels que la dorine (les larves de dorine trait\u00e9es au neem pr\u00e9sentent un retard de d\u00e9veloppement et un taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9). En outre, le neem a un effet r\u00e9pulsif sur certains ravageurs. En tant que produit v\u00e9g\u00e9tal, il est autoris\u00e9 dans l&rsquo;agriculture biologique et est relativement s\u00fbr pour les insectes utiles (\u00e0 des doses mod\u00e9r\u00e9es).      <\/li>\n<li><em>Mac\u00e9rats et d\u00e9coctions de plantes faits maison :<\/em> de nombreux cultivateurs amateurs pr\u00e9parent des extraits de plantes pour traiter le jardin. Le <strong>mac\u00e9rat d&rsquo;<\/strong> ortie (obtenu en laissant fermenter des plantes d&rsquo;ortie dans de l&rsquo;eau pendant plusieurs jours) est traditionnellement utilis\u00e9 comme tonifiant et comme r\u00e9pulsif doux contre les pucerons et les acariens, en raison de sa teneur en acide formique et en sels min\u00e9raux ; pulv\u00e9ris\u00e9 sur les feuilles, il semble durcir la plante et rendre les tissus moins app\u00e9tissants. La <strong>d\u00e9coction d&rsquo;ail<\/strong> et le <strong>mac\u00e9rat de piment<\/strong> utilisent les compos\u00e9s soufr\u00e9s et les capsa\u00efcines comme r\u00e9pulsifs : ils \u00e9loignent les pucerons, les acariens et les insectes broyeurs s&rsquo;ils sont appliqu\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas d&rsquo;action r\u00e9pressive. Les extraits de tanacetum, de pr\u00eale, de tabac (nicotine) et d&rsquo;absinthe sont \u00e9galement connus historiquement comme insectifuges ou fongistatiques doux. Ces pr\u00e9parations \u00ab\u00a0maison\u00a0\u00bb sont plus ou moins efficaces et ne sont pas comparables aux produits commerciaux, mais dans un jardin familial, elles peuvent aider \u00e0 contenir les premi\u00e8res colonies de ravageurs sans r\u00e9sidus toxiques.     <\/li>\n<li><em>Savons doux et huiles min\u00e9rales :<\/em> bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas d&rsquo;extraits de plantes, les <strong>savons potassiques<\/strong> (savon doux) d&rsquo;origine naturelle m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9s : dilu\u00e9s dans l&rsquo;eau et pulv\u00e9ris\u00e9s, ils agissent en dissolvant la cuticule cireuse des pucerons et des cochenilles, provoquant leur dess\u00e8chement ; ils sont s\u00fbrs et biod\u00e9gradables. Les <strong>huiles min\u00e9rales blanches<\/strong> (d\u00e9riv\u00e9es du p\u00e9trole, mais autoris\u00e9es en bio si elles sont purifi\u00e9es) sont utilis\u00e9es en hiver pour \u00ab\u00a0\u00e9touffer\u00a0\u00bb les cochenilles et les \u0153ufs d&rsquo;acariens sur les plantes fruiti\u00e8res : en formant une patine, elles emp\u00eachent les insectes hivernants de respirer. Aujourd&rsquo;hui, il existe \u00e9galement des <strong>huiles v\u00e9g\u00e9tales<\/strong> (par exemple, l&rsquo;huile de colza) ayant une fonction similaire, pour une utilisation hivernale ou estivale \u00e0 faible concentration, efficace contre les cochenilles farineuses, les pucerons et les t\u00e9tranyques.   <\/li>\n<\/ul>\n<ol start=\"4\">\n<li>  <strong> Ph\u00e9romones et confusion sexuelle :<\/strong><br \/>\nNous avons vu que les ph\u00e9romones sont utilis\u00e9es pour la surveillance, mais une application brillante est la <strong>confusion sexuelle<\/strong> ou <strong>d\u00e9sorientation<\/strong>: saturer l&rsquo;environnement cultiv\u00e9 de ph\u00e9romones artificielles afin que les m\u00e2les ne puissent pas localiser les femelles, ce qui r\u00e9duit drastiquement les accouplements et donc les \u0153ufs pondus. Cette technique est utilis\u00e9e \u00e0 grande \u00e9chelle dans les vergers et les vignobles contre divers l\u00e9pidopt\u00e8res : par exemple, dans les vergers de pommiers, des diffuseurs de ph\u00e9romones synth\u00e9tiques de carpocapsa sont suspendus en grand nombre (par exemple, 500 par hectare) au d\u00e9but de la saison ; ces diffuseurs lib\u00e8rent constamment des ph\u00e9romones de sorte que l&rsquo;air du verger est toujours satur\u00e9 de l&rsquo;odeur de la femelle et que les m\u00e2les carpocapsa volent confus\u00e9ment sans trouver de partenaires. En cons\u00e9quence, tr\u00e8s peu de femelles sont f\u00e9cond\u00e9es et la pression de l&rsquo;infestation diminue consid\u00e9rablement (il y a encore quelques fruits attaqu\u00e9s par parth\u00e9nogen\u00e8se ou par accouplement al\u00e9atoire r\u00e9siduel, mais dans une bien moindre mesure). La m\u00eame approche est utilis\u00e9e contre la pyrale du p\u00eacher, la pyrale de la vigne, la pyrale du pommier et d&rsquo;autres encore. La confusion sexuelle est <strong>propre et sp\u00e9cifique<\/strong>, elle n&rsquo;agit que sur l&rsquo;esp\u00e8ce cible et n&rsquo;a pas d&rsquo;effet sur les autres organismes ; elle fonctionne mieux dans les grandes parcelles compactes (car dans les petits vergers, il y a un risque que des femelles f\u00e9cond\u00e9es arrivent de l&rsquo;ext\u00e9rieur). Elle n\u00e9cessite un investissement initial (les diffuseurs de ph\u00e9romones) mais, en contrepartie, elle r\u00e9duit consid\u00e9rablement le nombre de traitements insecticides n\u00e9cessaires. Les <strong>pi\u00e8ges \u00e0 leurre de masse (pi\u00e9geage de masse)<\/strong> constituent une extension de cette technique : l&rsquo;utilisation de ph\u00e9romones et d&rsquo;attractifs alimentaires permet non seulement de surveiller, mais aussi de capturer les ravageurs en masse, afin de r\u00e9duire leurs populations. Par exemple, pour la mouche de l&rsquo;olive, des pi\u00e8ges attractifs (\u00e0 base de ph\u00e9romones et d&rsquo;ammoniaque) sont plac\u00e9s en grand nombre, de sorte qu&rsquo;une partie importante de la population est captur\u00e9e et que l&rsquo;oliveraie est prot\u00e9g\u00e9e. Pour les charan\u00e7ons du palmier, des pi\u00e8ges \u00e0 ph\u00e9romone d&rsquo;agr\u00e9gation sont utilis\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re. Ces strat\u00e9gies sont particuli\u00e8rement utiles dans un contexte d&rsquo;agriculture biologique ou int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 faible impact.           <\/li>\n<li>  <strong> Agriculture int\u00e9gr\u00e9e et interventions cibl\u00e9es :<\/strong><br \/>\nL&rsquo;approche int\u00e9gr\u00e9e consiste \u00e0 <strong>combiner les m\u00e9thodes \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-dessus<\/strong>, en r\u00e9servant \u00e9ventuellement l&rsquo;utilisation de produits chimiques de synth\u00e8se en dernier recours et de mani\u00e8re cibl\u00e9e. Par exemple, dans un verger de pommiers int\u00e9gr\u00e9, on pourrait : appliquer la confusion sexuelle pour la carpocapsa (pr\u00e9vention), surveiller avec des pi\u00e8ges la pr\u00e9sence d&rsquo;autres ravageurs, favoriser les acariens pr\u00e9dateurs contre l&rsquo;araign\u00e9e rouge en \u00e9vitant les acaricides, l\u00e2cher des pr\u00e9dateurs si n\u00e9cessaire, et seulement si des seuils critiques sont d\u00e9pass\u00e9s, recourir \u00e0 un traitement insecticide s\u00e9lectif (par exemple, un r\u00e9gulateur de croissance pour les cochenilles ou une huile blanche \u00e0 la fin de l&rsquo;hiver). Les <strong>insecticides chimiques<\/strong> disponibles aujourd&rsquo;hui comprennent des mol\u00e9cules tr\u00e8s sp\u00e9cifiques (r\u00e9gulateurs de croissance, n\u00e9onicotino\u00efdes, spinosynes, etc.), mais leur utilisation doit \u00eatre judicieuse : choix de la mati\u00e8re active la moins toxique pour les auxiliaires, doses correctes, application au bon moment (par exemple, cibler les jeunes larves plut\u00f4t que les adultes, ou traiter tard le soir pour ne pas nuire aux pollinisateurs diurnes), et \u00e9viter les traitements s&rsquo;ils ne sont pas n\u00e9cessaires. Dans le domaine professionnel, il arrive que l&rsquo;intervention chimique soit indispensable pour sauver la culture (pensez \u00e0 une migration massive de criquets ou \u00e0 une \u00e9pid\u00e9mie de punaises asiatiques) : m\u00eame dans ces cas, la <strong>durabilit\u00e9<\/strong> consiste \u00e0 minimiser l&rsquo;impact, par exemple en utilisant des produits \u00e0 courte dur\u00e9e de vie sur l&rsquo;environnement, en traitant uniquement les zones o\u00f9 la surveillance a indiqu\u00e9 une pr\u00e9sence (technique de la \u00ab\u00a0bande trait\u00e9e\u00a0\u00bb) ou en int\u00e9grant des moyens physiques (comme l&rsquo;aspiration m\u00e9canique des punaises de lit dans les serres).     <\/li>\n<\/ol>\n<p>En agriculture biologique, bien s\u00fbr, les produits chimiques de synth\u00e8se sont bannis et nous nous appuyons uniquement sur des moyens naturels : cela n\u00e9cessite encore plus de pr\u00e9vention et de surveillance, et parfois d&rsquo;accepter une certaine perte de production en \u00e9change de m\u00e9thodes \u00e9cologiques. Heureusement, l&rsquo;arsenal des moyens biologiques disponibles est aujourd&rsquo;hui important et croissant, ce qui permet de prot\u00e9ger efficacement les cultures m\u00eame sans chimie.   <\/p>\n<h2><strong>Des solutions technologiques innovantes : PlantVoice pour un diagnostic pr\u00e9coce<\/strong><\/h2>\n<p>Un nouvel alli\u00e9 fait son apparition dans le paysage de la lutte contre les ravageurs : la <strong>technologie de pointe<\/strong> appliqu\u00e9e \u00e0 la surveillance de <strong>la sant\u00e9 des plantes<\/strong>. <strong>PlantVoice<\/strong> est une solution innovante d\u00e9velopp\u00e9e en Italie pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du stress des plantes d\u00fb aux ravageurs et aux pathog\u00e8nes.   <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-317\" src=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/suiteapp-479x480-1.png\" alt=\"\" width=\"479\" height=\"480\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/suiteapp-479x480-1.png 479w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/suiteapp-479x480-1-300x300.png 300w, https:\/\/plantvoice.farm\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/suiteapp-479x480-1-150x150.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 479px) 100vw, 479px\" \/><\/p>\n<p>PlantVoice repose sur un principe r\u00e9volutionnaire : <strong>\u00e9couter les \u00ab\u00a0voix\u00a0\u00bb des plantes<\/strong> en surveillant directement leurs param\u00e8tres physiologiques internes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>capteur intelligent \u00e0 ins\u00e9rer dans le<\/strong> <strong>tronc de<\/strong> la plante, une sorte de \u00ab\u00a0greffe hi-tech\u00a0\u00bb peu invasive, qui d\u00e9tecte en permanence certains indicateurs cl\u00e9s tels que le <strong>flux de s\u00e8ve<\/strong>, la <strong>salinit\u00e9 et la conductivit\u00e9 de la s\u00e8ve<\/strong>, ainsi que d&rsquo;autres signaux bio\u00e9lectriques de la plante. Le dispositif est con\u00e7u pour \u00eatre compatible avec les tissus v\u00e9g\u00e9taux (il n&rsquo;endommage pas la plante de mani\u00e8re significative) et fonctionne comme un petit laboratoire in vivo : il analyse la s\u00e8ve brute et les signaux internes et les transmet sans fil \u00e0 un logiciel <strong>bas\u00e9 sur l&rsquo;intelligence artificielle<\/strong>.    <\/p>\n<p>En fait, le c\u0153ur du syst\u00e8me est un algorithme d&rsquo;IA qui, dans le nuage, <strong>traite<\/strong> en temps r\u00e9el <strong>les donn\u00e9es physiologiques<\/strong> re\u00e7ues des plantes. Mais que faisons-nous de ces donn\u00e9es ? L&rsquo;id\u00e9e est que la plante, avant m\u00eame de pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes externes visibles, <strong>manifeste en interne des changements<\/strong> dus \u00e0 des stress hydriques, nutritionnels ou parasitaires. PlantVoice vise \u00e0 d\u00e9coder ces signaux internes comme s&rsquo;ils \u00e9taient la \u00ab\u00a0voix\u00a0\u00bb par laquelle la plante communique son \u00e9tat de sant\u00e9. En voici un exemple :      <\/p>\n<ul>\n<li>Une r\u00e9duction anormale du flux de s\u00e8ve pendant les heures de clart\u00e9 peut indiquer un <strong>stress hydrique<\/strong> imminent, peut-\u00eatre d\u00fb \u00e0 la s\u00e9cheresse ou \u00e0 des racines compromises par des n\u00e9matodes.<\/li>\n<li>Des fluctuations sp\u00e9cifiques de la conductivit\u00e9 \u00e9lectrique de la s\u00e8ve ou de certains m\u00e9tabolites pourraient signaler le d\u00e9but d&rsquo;une attaque <strong>pathog\u00e8ne (fongique ou bact\u00e9rienne)<\/strong>, la plante r\u00e9agissant en produisant des compos\u00e9s de d\u00e9fense ou en subissant des occlusions dans les vaisseaux.<\/li>\n<li>Des variations dans le rythme du flux lymphatique nocturne pourraient sugg\u00e9rer la pr\u00e9sence de <strong>l\u00e9sions d&rsquo;insectes xylophages<\/strong> ou de galeries de parasites perturbant le transport interne.<\/li>\n<li>Une baisse g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;activit\u00e9 lymphatique, qui ne peut \u00eatre expliqu\u00e9e par des facteurs environnementaux connus, pourrait \u00eatre li\u00e9e \u00e0 une <strong>attaque de ravageurs suceurs<\/strong> (pucerons, cochenilles) qui perturbent l&rsquo;\u00e9quilibre hormonal et la pression lymphatique de la plante.<\/li>\n<\/ul>\n<p>PlantVoice est con\u00e7u pour <strong>d\u00e9tecter ces anomalies en temps r\u00e9el<\/strong> et envoyer des alertes \u00e0 l&rsquo;agriculteur via une application d\u00e9di\u00e9e. Fonctionnant \u00ab\u00a0de l&rsquo;int\u00e9rieur\u00a0\u00bb de la plante, le syst\u00e8me offre un <em>avantage par rapport aux m\u00e9thodes externes traditionnelles<\/em>: il peut identifier un probl\u00e8me lorsqu&rsquo;il est encore l\u00e9ger ou invisible. Par exemple, un pommier touch\u00e9 par le feu bact\u00e9rien ou une premi\u00e8re infestation de pucerons peut ne pas pr\u00e9senter de sympt\u00f4mes sur ses feuilles avant plusieurs jours, mais PlantVoice d\u00e9tectera imm\u00e9diatement la diff\u00e9rence dans les param\u00e8tres vitaux de la plante et \u00e9mettra une alerte.    <\/p>\n<p>En pratique, l&rsquo;entreprise propose d&rsquo;installer ces capteurs sur quelques <strong>plantes sentinelles<\/strong> dans une parcelle (typiquement une plante par demi-hectare repr\u00e9sentative de cette zone homog\u00e8ne). Le capteur collecte des donn\u00e9es 24 heures sur 24, les envoie au cloud o\u00f9 l&rsquo;IA les traite en les comparant \u00e0 des mod\u00e8les de \u00ab\u00a0plante saine\u00a0\u00bb et de stress \u00e9ventuels, et renvoie des informations simples \u00e0 l&rsquo;agriculteur : par exemple, une indication de <strong>\u00ab\u00a0l\u00e9ger stress hydrique en place\u00a0\u00bb<\/strong> ou de <strong>\u00ab\u00a0possible attaque fongique - v\u00e9rifier la pr\u00e9sence de ravageurs\u00a0\u00bb.<\/strong> En combinaison avec des stations m\u00e9t\u00e9orologiques, PlantVoice peut croiser les donn\u00e9es physiologiques avec les donn\u00e9es climatiques pour distinguer si une baisse de turgescence est due uniquement \u00e0 la chaleur s\u00e8che ou \u00e0 un agent pathog\u00e8ne.   <\/p>\n<p>Le r\u00f4le de PlantVoice et des solutions similaires est donc d&rsquo;<strong>am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de diagnostic pr\u00e9coce<\/strong>. Cela s&rsquo;inscrit parfaitement dans le cadre de la gestion int\u00e9gr\u00e9e : le fait d&rsquo;\u00eatre alert\u00e9 \u00e0 temps d&rsquo;une attaque permet d&rsquo;intervenir rapidement, en circonscrivant le probl\u00e8me. Par exemple, si PlantVoice signale un stress anormal et que l&rsquo;agriculteur d\u00e9couvre une premi\u00e8re colonie de t\u00e9tranyques rouges, il peut l\u00e2cher des pr\u00e9dateurs ou arroser les plantes avant que l&rsquo;acarien ne se propage comme une tra\u00een\u00e9e de poudre. De m\u00eame, si un signal d&rsquo;alerte est \u00e9mis pendant une p\u00e9riode humide, l&rsquo;agriculteur peut v\u00e9rifier rapidement la pr\u00e9sence de tavelure ou de mildiou (maladies fongiques) ainsi que de pucerons qui prolif\u00e8rent dans des conditions favorables, ce qui lui permet de traiter de mani\u00e8re s\u00e9lective et uniquement l\u00e0 o\u00f9 c&rsquo;est n\u00e9cessaire.     <\/p>\n<p>Dans une perspective plus large, des technologies comme PlantVoice contribuent \u00e0 l <strong>&lsquo;\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/plantvoice.farm\/fr\/app-agriculture-de-precision\/\">agriculture de pr\u00e9cision<\/a>\u00a0\u00bb :<\/strong> les intrants (eau, engrais, pesticides) sont appliqu\u00e9s uniquement au moment et \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 ils sont n\u00e9cessaires, gr\u00e2ce \u00e0 des informations granulaires en temps r\u00e9el. La durabilit\u00e9 s&rsquo;en trouve renforc\u00e9e : le gaspillage est r\u00e9duit et les traitements inutiles ou tardifs sont \u00e9vit\u00e9s.   <\/p>\n<p>Il convient de noter que PlantVoice est un projet innovant brevet\u00e9 et test\u00e9, et qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;un des premiers exemples de dispositifs <strong>IoT (Internet des objets) phytosanitaires<\/strong> ins\u00e9r\u00e9s directement dans les tissus v\u00e9g\u00e9taux. \u00c0 l&rsquo;avenir, nous verrons probablement se r\u00e9pandre des capteurs similaires et des r\u00e9seaux de surveillance physiologique qui feront litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0parler\u00a0\u00bb les plantes. L&rsquo;agriculteur deviendra de plus en plus un <strong>gestionnaire de donn\u00e9es<\/strong> ainsi que de plantes, interpr\u00e9tant les tableaux de bord et les notifications pour comprendre ce dont les cultures ont besoin.    <\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration de technologies telles que PlantVoice dans la lutte contre les parasites offre des perspectives int\u00e9ressantes : <strong>diagnostic pr\u00e9coce, intervention cibl\u00e9e et opportune, r\u00e9duction de la chimie<\/strong> et am\u00e9lioration du rendement et de la qualit\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 ces capteurs, la plante devient elle-m\u00eame un capteur qui nous envoie des messages sur son \u00e9tat de sant\u00e9. Cela nous permet de passer d&rsquo;un contr\u00f4le r\u00e9actif (intervenir lorsque les dommages sont manifestes) \u00e0 un contr\u00f4le <strong>proactif<\/strong> (pr\u00e9venir les dommages en intervenant d\u00e8s les premiers signes de stress).    <\/p>\n<h3><strong>Conseils pour une lutte durable contre les ravageurs<\/strong><\/h3>\n<p>La gestion durable des nuisibles consiste \u00e0 trouver un \u00e9quilibre entre la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger les cultures et le respect de l&rsquo;environnement, de la sant\u00e9 et des organismes utiles. Vous trouverez ci-dessous quelques <strong>conseils pratiques<\/strong>, destin\u00e9s aux agriculteurs professionnels et amateurs, pour lutter contre les ravageurs de mani\u00e8re intelligente et respectueuse de l&rsquo;environnement :   <\/p>\n<ol>\n<li>  <strong> Surveillance constante et identification pr\u00e9coce :<\/strong> Faites de fr\u00e9quentes promenades dans le champ ou le jardin en <strong>observant attentivement les plantes.<\/strong> Apprenez \u00e0 reconna\u00eetre les premiers signes : de petites colonies de pucerons sous une feuille enroul\u00e9e, quelques taches jaunes r\u00e9v\u00e9lant la pr\u00e9sence d&rsquo;un t\u00e9tranyque, un petit trou sur un fruit, des fourmis grimpant le long du tronc (ce qui indique souvent que des pucerons ou des cochenilles produisent du miellat). Plus le ravageur est d\u00e9couvert t\u00f4t, plus il sera facile de le combattre de mani\u00e8re cibl\u00e9e. <strong>Identifiez l&rsquo;organisme avec certitude<\/strong>: de nombreuses mesures de lutte sont sp\u00e9cifiques (par exemple, un mac\u00e9rat d&rsquo;ail peut g\u00eaner les pucerons mais sera inutile contre les champignons ou les chenilles ; \u00e0 l&rsquo;inverse, le Bacillus thuringiensis agit sur les chenilles mais pas sur les pucerons). En cas de doute, consultez un expert ou envoyez des photos aux services phytosanitaires ou \u00e0 des forums sp\u00e9cialis\u00e9s pour obtenir de l&rsquo;aide dans l&rsquo;identification. Une bonne identification est la premi\u00e8re \u00e9tape d&rsquo;une lutte durable contre les ravageurs, car elle \u00e9vite de perdre du temps et des produits sur de fausses cibles.     <\/li>\n<li>  <strong> Les interventions culturales et physiques d&rsquo;abord :<\/strong> Lorsque vous constatez la pr\u00e9sence d&rsquo;un ravageur, demandez-vous si vous pouvez <strong>y rem\u00e9dier par des m\u00e9thodes m\u00e9caniques ou agronomiques.<\/strong> Pour quelques plantes du jardin, il suffit souvent de tailler la partie infest\u00e9e (par exemple, les pousses apicales remplies de pucerons), de la retirer de la plante et de la d\u00e9truire pour r\u00e9soudre la majeure partie du probl\u00e8me. Vous pouvez \u00e9galement \u00e9craser manuellement de petits groupes de cochenilles, \u00e9liminer celles qui se trouvent sur les tiges avec de l&rsquo;alcool et laver les pucerons d&rsquo;une rose avec de l&rsquo;eau et du savon. Dans le potager, si vous observez les premi\u00e8res attaques de doryphores sur les pommes de terre, ramassez les larves \u00e0 la main et \u00e9crasez les ovaires sur les feuilles (ils sont clairement visibles sous forme de grappes orange) : avec un peu de patience, vous pouvez \u00e9viter compl\u00e8tement l&rsquo;utilisation d&rsquo;insecticides. Rappelez-vous que les ravageurs apparaissent souvent parce qu&rsquo;ils trouvent un environnement favorable : corrigez les mauvaises pratiques (une fertilisation azot\u00e9e trop importante rend les tissus mous et attrayants pour les pucerons ; un arrosage excessif favorise les limaces et les champignons ; des sch\u00e9mas de plantation trop denses cr\u00e9ent des microclimats humides o\u00f9 les ravageurs prolif\u00e8rent). A\u00e9rez les serres, enlevez les mauvaises herbes qui peuvent abriter des r\u00e9servoirs de ravageurs. Un environnement de culture sain et propre est la premi\u00e8re ligne de d\u00e9fense.       <\/li>\n<li>  <strong> Favorisez la biodiversit\u00e9 et les insectes utiles :<\/strong> Transformez votre champ ou votre jardin en un petit \u00e9cosyst\u00e8me riche : incluez des <strong>haies mixtes, des fleurs sauvages, des refuges pour les oiseaux et les insectes<\/strong>. Par exemple, une haie de plantes nectarif\u00e8res (sureau, ronce, fenouil, lavande, etc.) attirera les syrphes, les gu\u00eapes parasito\u00efdes et les coccinelles ; une prairie fleurie au pied du verger nourrit les papillons et les apo\u00efdes utiles mais aussi les pr\u00e9dateurs. \u00c9vitez d&rsquo;utiliser des insecticides \u00e0 large spectre, sauf en cas de n\u00e9cessit\u00e9 absolue, et en tout cas <strong>jamais pendant la floraison<\/strong> (pour prot\u00e9ger les abeilles et les pollinisateurs). Si vous devez traiter, pr\u00e9f\u00e9rez les produits s\u00e9lectifs ou appliquez-les aux moments o\u00f9 les auxiliaires sont le moins actifs (par exemple, tard le soir). Vous pouvez \u00e9galement <strong>acheter et rel\u00e2cher des insectes utiles<\/strong>: de nombreuses entreprises vendent des larves de coccinelles, des chrysopes ou des acariens pr\u00e9dateurs dans des emballages pr\u00eats \u00e0 l&#8217;emploi, qui sont particuli\u00e8rement utiles dans les serres ou sur les agrumes\/ornamentales. Dans le petit potager, vous pouvez cr\u00e9er des abris tels que de petits h\u00f4tels \u00e0 insectes (bo\u00eetes avec des cannes de bambou, des briques perfor\u00e9es, des tas de paille) qui abritent les chrysopes, les perce-oreilles et les coccinelles pendant l&rsquo;hiver, afin qu&rsquo;ils soient pr\u00eats au printemps \u00e0 d\u00e9fendre vos plantes.       <\/li>\n<li>  <strong> Utilisez des produits biologiques et des rem\u00e8des doux :<\/strong> Avant de recourir aux mol\u00e9cules chimiques de synth\u00e8se, essayez les <strong>rem\u00e8des biologiques<\/strong>. Si l&rsquo;infestation est encore limit\u00e9e, un traitement au savon doux permet d&rsquo;\u00e9liminer de nombreux pucerons et cochenilles sans polluer. Si vous avez des chenilles sur les choux ou les g\u00e9raniums, utilisez le Bacillus thuringiensis, qui les \u00e9liminera sans affecter les abeilles ou d&rsquo;autres insectes. Les huiles v\u00e9g\u00e9tales ou min\u00e9rales sont efficaces contre les cochenilles et les acariens, surtout en hiver sur les plantes fruiti\u00e8res. Les mac\u00e9rats, comme le mac\u00e9rat d&rsquo;ortie, peuvent \u00eatre pulv\u00e9ris\u00e9s chaque semaine \u00e0 titre pr\u00e9ventif sur les plantes sujettes aux pucerons, r\u00e9duisant ainsi la probabilit\u00e9 qu&rsquo;ils s&rsquo;enracinent (ils agissent \u00e9galement comme un engrais foliaire doux). La d\u00e9coction de pr\u00eale, riche en silice, est davantage utilis\u00e9e contre les champignons, mais semble \u00e9galement am\u00e9liorer la r\u00e9sistance des feuilles aux attaques d&rsquo;acariens et d&rsquo;insectes. En bref, essayez les alternatives vertes que vous avez sous la main - elles fonctionnent souvent bien dans les potagers et les vergers o\u00f9 la pression des ravageurs n&rsquo;est pas aussi \u00e9lev\u00e9e que dans les cultures extensives. Ne sous-estimez pas non plus l&rsquo;effet d&rsquo;une <strong>bonne fertilisation et d&rsquo;un arrosage \u00e9quilibr\u00e9<\/strong>: une plante vigoureuse r\u00e9siste mieux aux attaques et, dans certains cas, active des d\u00e9fenses naturelles plus efficaces (par exemple, en \u00e9mettant des compos\u00e9s volatils qui attirent les pr\u00e9dateurs des pucerons lorsqu&rsquo;ils sont piqu\u00e9s).         <\/li>\n<li>  <strong> Suivre les saisons et en tirer des enseignements :<\/strong> Chaque saison agricole est une exp\u00e9rience. <strong>Notez la<\/strong> date d&rsquo;apparition des premiers pucerons sur les roses, le mois de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re o\u00f9 vous avez eu des probl\u00e8mes avec la mouche des fruits sur les kakis, ou la p\u00e9riode critique pour le t\u00e9tranyque sur les haricots verts. Cela vous permettra, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, de prendre de l&rsquo;avance : installer des pi\u00e8ges \u00e0 cette p\u00e9riode, v\u00e9rifier ces plantes plus souvent, \u00e9ventuellement appliquer un traitement pr\u00e9ventif \u00e0 l&rsquo;huile blanche avant que les \u0153ufs n&rsquo;\u00e9closent. Il est utile de conna\u00eetre les tendances saisonni\u00e8res locales en mati\u00e8re de ravageurs. Consultez \u00e9galement les <strong>bulletins phytopathologiques<\/strong> \u00e9mis par les services agricoles r\u00e9gionaux : ils signalent souvent \u00ab\u00a0attention, pullulation de pucerons du p\u00eacher attendue cette semaine\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0captures de mouches de l&rsquo;olive en hausse dans le district de Tal\u00a0\u00bb. Ces informations, combin\u00e9es \u00e0 votre exp\u00e9rience sur le terrain, vous permettront d&rsquo;\u00e9viter de nombreuses infestations.      <\/li>\n<li>  <strong> N&rsquo;intervenez chimiquement que lorsque c&rsquo;est indispensable et de mani\u00e8re cibl\u00e9e :<\/strong> La durabilit\u00e9 n&rsquo;implique pas de diaboliser tout insecticide chimique, mais de l&rsquo;utiliser \u00e0 bon escient. Si vous avez fait tout ce que vous pouviez avec des moyens naturels et que le probl\u00e8me reste grave (par exemple, une invasion d&rsquo;aleurodes dans la serre qui d\u00e9forme tous les semis, ou une grave attaque de carpocapses qui menace de ruiner la r\u00e9colte de pommes), <strong>choisissez un produit cibl\u00e9 sur<\/strong> ce ravageur et appliquez-le en suivant \u00e0 la lettre les instructions figurant sur l&rsquo;\u00e9tiquette. Utilisez le produit le plus s\u00e9lectif et le moins persistant disponible pour cette cible. Par exemple, contre les pucerons, \u00e9valuez un insecticide \u00e0 base de pyr\u00e9thrines naturelles ou d&rsquo;ac\u00e9tamipride (qui est syst\u00e9mique mais parmi les moins toxiques pour les abeilles s&rsquo;il est utilis\u00e9 avec pr\u00e9caution), au lieu d&rsquo;un ancien phosphorphe \u00e0 large spectre. Effectuez le traitement dans des conditions appropri\u00e9es : plantes bien arros\u00e9es (les plantes ne doivent pas \u00eatre trait\u00e9es si elles souffrent de s\u00e9cheresse), temps frais, pas de vent, mouillage uniforme si n\u00e9cessaire (pulv\u00e9risation fine sur la page inf\u00e9rieure pour les acariens, par exemple). \u00c9vitez les m\u00e9langes de plusieurs produits, n&rsquo;augmentez pas les doses et respectez les temps de carence sur la culture. De cette mani\u00e8re, l&rsquo;intervention chimique, m\u00eame si elle n&rsquo;est pas id\u00e9ale, aura un impact limit\u00e9 et vous assurera un gain de production. En attendant, continuez \u00e0 compl\u00e9ter par des m\u00e9thodes biologiques (apr\u00e8s un traitement, \u00e9ventuellement repeupler l&rsquo;environnement avec des utilisateurs si possible, ou remettre des ph\u00e9romones en confusion, etc.)         <\/li>\n<li>  <strong> Innovation et formation continue :<\/strong> Tenez-vous au courant des <strong>nouvelles techniques et des nouveaux produits<\/strong>. De nouveaux produits apparaissent chaque ann\u00e9e : nouvelles souches de champignons antagonistes, pi\u00e8ges plus efficaces, vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes. Participez \u00e0 des cours ou \u00e0 des conf\u00e9rences locales sur l&rsquo;agriculture durable, ou suivez les blogs et les magazines du secteur. Par exemple, l&rsquo;utilisation de drones pour distribuer des capsules de trichogrammes dans les champs de ma\u00efs est une innovation r\u00e9cente qui simplifie la lutte contre la pyrale du ma\u00efs tout en respectant l&rsquo;environnement ; de nouveaux pi\u00e8ges fonctionnant \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie solaire et envoyant des messages textuels lorsqu&rsquo;ils attrapent un insecte cl\u00e9 sont en train d&rsquo;\u00eatre mis \u00e0 la disposition des producteurs de fruits de haute technologie. Il est important de maintenir la curiosit\u00e9 et la volont\u00e9 d&rsquo;exp\u00e9rimenter \u00e0 petite \u00e9chelle (peut-\u00eatre en essayant la m\u00e9thode innovante sur une partie du champ, en la comparant aux m\u00e9thodes traditionnelles). La d\u00e9fense durable n&rsquo;est pas statique, mais \u00e9volue avec la recherche. Des outils tels que PlantVoice, mentionn\u00e9 plus haut, pourraient devenir monnaie courante demain - \u00eatre ouvert \u00e0 leur int\u00e9gration dans votre gestion peut faire la diff\u00e9rence en termes d&rsquo;efficacit\u00e9 et de r\u00e9duction de l&rsquo;impact sur l&rsquo;environnement.        <\/li>\n<\/ol>\n<p>En fin de compte, la <strong>gestion durable des parasites<\/strong> exige un peu plus d&rsquo;attention et de connaissances que l&rsquo;agriculture chimique intensive, mais les avantages sont nombreux : des plantes plus saines, des \u00e9cosyst\u00e8mes riches autour de votre champ, des co\u00fbts de pesticides r\u00e9duits, pas de r\u00e9sidus nocifs sur ce que vous mangez et la satisfaction de travailler en harmonie avec la nature plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 son encontre. Gr\u00e2ce \u00e0 un bon \u00e9quilibre entre la pr\u00e9vention, la surveillance, la lutte biologique et les interventions cibl\u00e9es, vous pouvez maintenir les parasites en dessous du seuil de nuisance et obtenir des <strong>r\u00e9coltes abondantes et de qualit\u00e9<\/strong> sans compromettre l&rsquo;environnement.   <\/p>\n<p>Les ravageurs des plantes fruiti\u00e8res et des cultures agricoles font partie int\u00e9grante de l&rsquo;agro\u00e9cosyst\u00e8me m\u00e9diterran\u00e9en, mais avec des connaissances et des strat\u00e9gies appropri\u00e9es, nous pouvons vivre avec eux tout en minimisant les dommages.<\/p>\n<p>De la classification scientifique \u00e0 l&rsquo;utilisation judicieuse des antagonistes naturels, des techniques traditionnelles aux capteurs intelligents modernes, nous disposons aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une vaste bo\u00eete \u00e0 outils pour prot\u00e9ger les vergers et les champs de mani\u00e8re responsable. La cl\u00e9 est d&rsquo;observer <strong>, de comprendre et d&rsquo;intervenir<\/strong>: observer les signaux que nous envoient les plantes et les insectes, comprendre les cycles biologiques et les interactions \u00e9cologiques, et n&rsquo;intervenir qu&rsquo;en cas de besoin et par les moyens les plus appropri\u00e9s. Ce faisant, nous interpr\u00e9terons au mieux notre r\u00f4le de <strong>gardiens des cultures<\/strong>, en garantissant des fruits sains et abondants tout en respectant l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature. Bon travail sur le terrain et bonne r\u00e9colte durable \u00e0 tous !     <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les plantes fruiti\u00e8res et les cultures agricoles peuvent \u00eatre attaqu\u00e9es par divers ravageurs, c&rsquo;est-\u00e0-dire des organismes qui exploitent leurs ressources au d\u00e9triment de la sant\u00e9 et de la productivit\u00e9 et qui g\u00e9n\u00e8rent des maladies du tronc des plantes fruiti\u00e8res. maladies du tronc des plantes fruiti\u00e8res. 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