La pourriture du collet est une maladie fongique qui affecte de nombreux vergers. Elle se manifeste dans des conditions d’humidité élevée et compromet la viabilité des plantes et la qualité des récoltes. Cette maladie, qui s’installe principalement dans la zone basale de la plante, appelée « collet », est particulièrement préjudiciable à la production de fruits, car elle affaiblit la plante dès les premiers stades de son développement.
Caractéristiques et origine de la pathologie
La pourriture du collet est causée par des champignons qui attaquent la face inférieure de la tige et des racines, compromettant le système vasculaire. Le pathogène pénètre par de petites lésions ou des zones de stress, en profitant d’un excès d’humidité dans le sol ou dans l’environnement. Des conditions d’irrigation excessives, la présence d’un engorgement et une mauvaise ventilation favorisent l’établissement du champignon, qui commence à dégrader les tissus de la plante de manière progressive.
Ce type d’attaque se manifeste d’abord par l’apparition de taches sombres ou noircies à la base de la tige, s’étendant progressivement vers le collet et les racines. La maladie peut aboutir à la formation de nécroses, entraînant une altération du système de transport des nutriments et de l’eau, élément clé du maintien de la viabilité de la plante.
Cycle infectieux et mode de propagation
Le cycle d’infection de la pourriture du collet se développe en plusieurs étapes, étroitement liées aux conditions environnementales :
- Survie et germination : le champignon produit des structures de survie, qui peuvent rester actives dans le sol pendant des périodes prolongées. Avec l’arrivée de conditions d’humidité élevées et de températures favorables, ces structures germent, libérant des spores capables d’attaquer les plantes.
- Pénétration des tissus : les spores, une fois déposées dans les zones de contact entre le sol et la plante, pénètrent par des microlésions ou des zones de faiblesse, attaquant le collet et les racines.
- Expansion du mycélium : le mycélium se propage rapidement dans les tissus, les dégradant et altérant l’efficacité du système vasculaire. L’action du champignon conduit à la formation de nécroses et de pourritures affectant la base de la plante.
- Libération de nouvelles spores : dans un environnement riche en humidité, le pathogène produit de nouvelles spores qui sont transportées par le vent, l’eau ou les activités mécaniques, propageant ainsi l’infection dans le verger.
La vitesse de propagation du pathogène est étroitement liée aux conditions climatiques et à la gestion agronomique, d’où la nécessité d’une surveillance constante pour contenir l’infection.
Symptomatologie de la pourriture du collet
Les signes de la maladie sont évidents et se manifestent progressivement. Dans les vergers, les premières manifestations sont les suivantes
- Taches sombres à la base de la tige : le point d’attaque se situe au niveau du collet, où les premières lésions apparaissent sous forme de taches sombres ou noircies.
- Extension des lésions : au fur et à mesure que l’infection progresse, les taches s’étendent le long de la tige et affectent également les racines, provoquant des nécroses et des dommages structurels.
- Affaiblissement de la plante : l’ altération du système vasculaire entraîne une réduction de la capacité de transport de l’eau et des nutriments, ce qui provoque un flétrissement et une réduction de la croissance végétative.
- Chute prématurée des fruits : dans les cas graves, l’infection peut conduire à un stress généralisé, entraînant la chute prématurée des fruits et la perte de la récolte.
Ces symptômes, observables à la fois sur le terrain et en laboratoire, permettent d’établir un diagnostic clinique qui doit être complété par des outils de surveillance afin d’intervenir en temps utile.

Technologies de surveillance de la pourriture du collet
Le diagnostic précoce de la pourriture du collet est essentiel pour contenir la propagation du pathogène et protéger l’intégrité des cultures. L’utilisation des technologies numériques, grâce à des capteurs de haute précision, permet de surveiller les paramètres physiologiques des plantes en temps réel. Ces dispositifs, placés dans des zones critiques du verger, détectent les changements dans le flux d’eau et la composition de la sève qui peuvent indiquer le début de l’infection.
Plantvoice® est un outil technologique qui s’intègre au système de surveillance numérique. Les capteurs utilisés par Plantvoice® analysent en permanence les données collectées, ce qui permet d’identifier rapidement et localement les zones touchées par la pourriture du collet. Cette solution favorise une intervention ciblée, ce qui permet d’appliquer des mesures correctives en temps opportun et de manière ciblée.
Tableau récapitulatif de la rotation du collier.
| Apparence | Description du produit |
| Pathogène | Champignons qui attaquent le collet et les racines |
| Cultures touchées | Vergers, avec une incidence particulière sur les cultures de pommes, de poires et d’autres fruits. |
| Symptômes initiaux. | Taches sombres à la base de la tige, près du collet |
| Symptômes avancés | Extension des lésions, nécrose, affaiblissement et chute prématurée des fruits |
| Conditions favorables | Humidité élevée, arrosage fréquent et mauvaise ventilation. |
| Modes de diffusion. | Libération et dispersion des spores par l’eau, le vent et les activités mécaniques |
| Surveillance numérique | Capteurs de haute précision (Plantvoice®) qui détectent les changements dans le débit d’eau et la composition de la sève. |
Stratégies opérationnelles de mise en œuvre et d’intervention
Une gestion efficace de la pourriture du collet repose sur une approche intégrée qui combine les pratiques agronomiques et les technologies numériques. L’observation régulière des vergers, combinée à des contrôles visuels systématiques, permet de détecter rapidement les signes de la maladie. L’utilisation de capteurs numériques, qui surveillent les paramètres physiologiques en temps réel, permet d’identifier rapidement les zones à risque.
Les stratégies opérationnelles comprennent
- Contrôle de l’irrigation : ajustement minutieux de l’irrigation pour éviter la stagnation de l’eau et maintenir des niveaux d’humidité adéquats.
- Inspections périodiques : surveillance visuelle fréquente des zones critiques pour détecter les premières manifestations de l’infection.
- Assainissement du sol : élimination en temps utile des débris végétaux infectés afin d’interrompre le cycle d’infection.
- Interventions localisées : application de traitements ciblés uniquement dans les zones touchées, sur la base des données collectées par les capteurs.
Ces interventions, combinées dans un plan opérationnel coordonné, permettent de limiter l’expansion des pathogènes et de préserver la viabilité des plantes.
FAQ - Questions fréquemment posées sur la pourriture du collier.
- Qu’est-ce que la pourriture du collet et quelles sont les cultures les plus touchées ?
La pourriture du collet est une maladie fongique qui touche principalement les vergers, affectant les pommes, les poires et d’autres cultures, avec des dommages importants à la base de la tige et aux racines. - Quels sont les premiers signes d’infection ?
Les premiers signes sont l’apparition de taches sombres au niveau du collet, puis l’extension des lésions et la formation de nécroses dans les tissus. - Quels sont les facteurs environnementaux qui favorisent le développement de la maladie ?
Une forte humidité, des arrosages fréquents et une ventilation insuffisante créent des conditions idéales pour l’établissement de pathogènes. - Comment l’agent pathogène responsable de la pourriture du collet se propage-t-il ?
Les spores sont libérées et dispersées par l’eau, le vent et les activités mécaniques, et pénètrent dans les tissus à la suite de blessures ou d’abrasions. - Comment la surveillance numérique peut-elle contribuer à la gestion des maladies ?
Des capteurs de haute précision détectent les changements dans le débit de l’eau et la composition de la sève, ce qui permet une détection précoce des zones à risque et une intervention ciblée.



