Le kiwi est un fruit très populaire , reconnu pour ses nombreux bienfaits nutritionnels , mais aussi très sensible à diverses maladies . Il existe deux variétés de kiwi ; la plus cultivée est connue scientifiquement sous le nom de Hayward (le kiwi vert classique). Ce fruit pousse dans des conditions environnementales favorables : des températures comprises entre -15 °C et 20 °C à 30 °C ; une exposition au soleil ; et un sol perméable et bien drainé.
Malgré ces conditions, le kiwi reste très sensible aux maladies . C’est pourquoi l’importance de la prévention est primordiale. Dans cet article, nous aborderons les principales maladies qui affectent le kiwi et les stratégies de défense les plus efficaces.
Infection bactérienne du kiwi (PSA)
La bactériose du kiwi , dont l’acronyme est PSA , désigne la bactérie responsable de la maladie : Pseudomonas syringae pv. actinidiae . Cette maladie affecte les deux espèces de kiwis et est donc considérée comme la plus dangereuse . De plus, c’est aussi la maladie la plus répandue en Italie.
Quels sont les indicateurs d’une infection bactérienne ?
Les symptômes les plus courants sont :
- Présence de taches nécrotiques sur les feuilles , qui présentent le plus souvent un bord jaunâtre .
- Apparition d’ exsudats bactériens blanchâtres ou jaunâtres.
- Possibilité de noircissement interne du bois (visible lorsque la branche est coupée).
- Le flétrissement progressif des bourgeons et des jeunes pousses , jusqu’à leur dessèchement complet.
- Zones de dessèchement sur les branches et les pousses.
- Effondrement de la plante , aux stades les plus avancés.
Il est important de noter que cette maladie est favorisée par les périodes froides et humides et peut s’aggraver rapidement après des événements météorologiques qui facilitent sa propagation , tels que de fortes pluies, des orages de grêle ou du gel . La période entre la récolte des fruits et la chute des feuilles est également critique. Cette période est caractérisée par des pluies et des températures idéales pour la bactérie, qui s’infiltre facilement par les blessures causées par la récolte des kiwis et les microlésions dues à la chute des feuilles.
Durant l’ hiver , des exsudats rougeâtres peuvent se former, tandis qu’au printemps, on observe le dépérissement des fleurs et le noircissement des pousses . Une nécrose foliaire peut également survenir. En été , les feuilles présentent des taches noir-rougeâtres , signe évident de la présence de la maladie.
Si vous repérez une plante malade , il est essentiel d’intervenir immédiatement . Comment ? Il est recommandé de supprimer la branche atteinte ou d’arracher la plante entière si l’infection touche le tronc.
Stratégies de défense contre les infections bactériennes
Les méthodes les plus efficaces pour lutter contre la bactériose du kiwi sont la surveillance et la prévention . La surveillance, par des actions ciblées , permet une intervention rapide , limitant ainsi la propagation de la maladie et réduisant les dégâts causés aux plants. De plus, une surveillance régulière permet d’identifier les conditions climatiques les plus favorables au développement de la bactérie, comme mentionné précédemment. La température est également un facteur clé : entre 15 °C et 25 °C, accompagnée de pluie , elle favorise son développement. La période est un autre élément important : les moments les plus propices à la propagation de la bactérie s’étendent du début de la phase de ruissellement jusqu’à la préfloraison , une période où les pluies sont fréquentes et les températures basses. Dans ces conditions, les branches et les troncs porteurs d’exsudats peuvent facilement contaminer d’autres plants, surtout en cas de vent et de fortes averses. L’achat de matériel végétal certifié constitue également une mesure de protection contre la bactériose. Enfin, il est recommandé d’éviter les apports excessifs d’azote .
Taches sombres sur les kiwis : causes et symptômes
Cette maladie se manifeste par des taches sombres et irrégulières sur les feuilles et les fruits . Ces taches peuvent fusionner et former de larges zones endommagées qui altèrent la qualité commerciale du produit et freinent sa croissance . Parmi les principales causes figure l’action d’un champignon pathogène, responsable de la maladie, qui se développe en milieu humide.
Maladies fongiques du sol : pourriture et dépérissement des racines
Parmi les maladies qui peuvent affecter le kiwi, on trouve la pourriture des racines . Causée par le champignon Phytophthora , elle endommage les racines du kiwi , limitant ainsi l’absorption d’eau et de nutriments. Les premiers signes de la maladie sont la décoloration des feuilles et un ralentissement général de la croissance . Dans les cas les plus graves, la plante peut dépérir. Le champignon se développe particulièrement bien dans les sols mal drainés et constamment humides. C’est pourquoi un bon drainage est fortement recommandé et il faut éviter tout excès d’eau .
L’Armillaria mellea , communément appelée « armillaire couleur de miel », est un pathogène très dangereux pour les kiwis, mais aussi pour des cultures comme les pêches, les abricots, les agrumes, les oliviers, la vigne et bien d’autres. Il n’existe aucun traitement chimique pour s’en prémunir ; la prévention et les bonnes pratiques agronomiques sont donc essentielles. Il s’agit notamment d’améliorer le drainage , d’éviter la stagnation de l’eau et de limiter l’apport de matières organiques fraîches . Enfin, l’utilisation de biodésinfectants et de micro-organismes antagonistes (comme le Trichoderma) permet de limiter sa propagation et de protéger les plants sains.
Problèmes physiologiques et carences nutritionnelles
Les carences en potassium, magnésium et fer sont une autre cause de maladie. La chlorose ferrique , en particulier, est due à une carence en fer. Elle provoque le jaunissement des feuilles . Plus précisément, il ne s’agit pas d’un manque de fer, mais plutôt de la présence d’une forme de ce minéral que les plantes sont incapables d’absorber. Le calcium joue un rôle clé dans ce phénomène : présent en grande quantité, il favorise la formation de composés de fer insolubles .
Pour prévenir ce problème, il faut d’abord réaliser une analyse de sol afin d’évaluer la teneur en calcium . Si la maladie est déjà présente, il est essentiel d’arroser les plantes au printemps et, si nécessaire, d’utiliser des engrais à base d’oligo-éléments et à forte concentration de fer .
Les ravageurs du kiwi : ce qu’ils sont et comment les contrôler
Dans cette section, nous aborderons les principaux insectes nuisibles aux kiwis, notamment :
- Eulia : un papillon dont les larves endommagent les kiwis en attaquant leur peau et en y laissant des cicatrices . Elles peuvent même provoquer la pourriture . On le combat à l’aide de Bacillus thuringiensis .
- Metcalfa : Insecte produisant du miellat , principalement responsable de problèmes esthétiques. Cette substance est également produite par les pucerons . Le miellat est la sécrétion de ces insectes. Outre les dégâts esthétiques, le miellat peut favoriser le développement de champignons. On peut le contrôler avec du savon de Marseille ou de l’huile essentielle d’orange douce.
- Cochenille blanche : particulièrement dangereuse pour les kiwis à peau lisse . On peut la contrôler avec de l’huile minérale, un nettoyage manuel ou du macérat de fougère.
- La cicadelle verte : elle se nourrit de la sève, ce qui provoque le jaunissement et la déformation des feuilles . Les produits utilisés pour l’éliminer sont les mêmes que ceux utilisés contre la cicadelle verte.
- Acarien rouge : provoque une décoloration et la formation de toiles d’araignée. L’utilisation de macérats répulsifs , comme l’ail ou l’ortie, est recommandée.
- Larves de noctuelles : elles se nourrissent de jeunes pousses. Dans ce cas, il s’agit également de Bacillus thuringiensis .
- Halyomorpha halys : connue sous le nom de punaise asiatique , elle provoque des déformations , une nécrose des tissus et des altérations de la pulpe , rendant les fruits impropres à la vente . Des pièges et des insecticides spécifiques sont nécessaires pour éliminer ce ravageur.
Stratégies pour réduire les risques
Au vu de ce qui précède, l’importance de la prévention pour protéger les kiwis est indéniable. De plus, la culture du kiwi exige une attention constante , car les menaces mentionnées peuvent rapidement compromettre la productivité et la qualité. Par conséquent, outre les pratiques agronomiques, il est essentiel de disposer d’informations précises et actualisées sur l’état réel des plants. Plantvoice a été créé précisément dans cet objectif : ce dispositif, inséré dans le tronc, détecte en temps réel l’état de santé du plant et surveille constamment son bien-être. Grâce aux données qu’il fournit, il devient possible d’identifier les signes de stress ou les déséquilibres et ainsi d’intervenir au moment le plus opportun. Plantvoice représente donc un outil innovant pour protéger les kiwis et maintenir une productivité durable .
FAQ
- Pourquoi le kiwi est-il particulièrement vulnérable aux maladies ?
Le kiwi est sensible aux maladies car il exige des conditions de culture spécifiques, comme des températures modérées, une exposition ensoleillée et un sol bien drainé. Malgré ces conditions, la plante est vulnérable à plusieurs maladies qui peuvent nuire à sa santé.
- Comment puis-je prévenir l’infection bactérienne du kiwi (PSA) ?
La prévention du mildiou bactérien du kiwi repose sur une surveillance constante des plants, l’utilisation de matériel végétal certifié et la protection des plants durant les périodes critiques. Il est également important d’éviter une fertilisation azotée excessive, qui pourrait favoriser le développement de la bactérie.
- Quels sont les principaux symptômes de la tache brune sur le kiwi ?
La maladie des taches brunes du kiwi se manifeste par des taches sombres et irrégulières sur les feuilles et les fruits, qui peuvent fusionner pour former de grandes zones endommagées, compromettant la croissance et la qualité du fruit.
- Comment puis-je lutter contre les parasites qui endommagent les kiwis ?
Les insectes nuisibles tels que les cochenilles blanches, les cicadelles vertes et les tétranyques peuvent être combattus à l’aide de remèdes naturels comme l’huile minérale, le savon de Marseille, le macérat de fougère ou les répulsifs à base d’ortie et d’ail.
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